STRASBOURG, 28 mars 2008 (AFP). Le Grenelle de l’environnement « ne s’enlise pas », a déclaré vendredi à Strasbourg, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, après les inquiétudes exprimées à ce sujet par les acteurs de ces « Etats-généraux » de l’environnement.
« Nous sommes dans un travail d’accouchement de la loi sur le Grenelle », a-t-elle indiqué à la presse lors d’un congrès organisé par la fédération France nature environnement (FNE – 3.000 associations) qui fête son 40e anniversaire.
« C’est normal, c’est un peu inquiétant pour les participants au Grenelle de voir s’ouvrir à nouveau le débat », a-t-elle estimé, faisant référence à la loi d’orientation sur le Grenelle qui devrait être présentée à l’Assemblée nationale en première lecture avant l’été.
« Je ne le prends pas comme un risque mais comme une chance », a-t-elle ajouté, soulignant que « la légitimité du Grenelle passe par des mesures législatives ».
« Il ne faut pas faire de procès d’intention aux députés et aux sénateurs », a-t-elle déclaré.
La ministre a par ailleurs rendu hommage à la FNE en soulignant que ce qui faisait la force de cette organisation c’est « son ancrage dans les territoires ».
« Nous avons besoin d’organisations qui quand elles parlent à Paris, parlent pour toutes les associations qui sont derrière », a-t-elle commenté.
Les réprésentants des 4 collèges – collectivités térritoriales, ONG, employeurs et syndicats – qui ont participé aux côtés de l’Etat au Grenelle ont lancé un appel au gouvernement et au Parlement pour mettre en oeuvre la révolution écologique annoncée fin octobre menacée selon eux d’enlisement, dans une tribune dans Le Monde jeudi.














