france-euro.jpgLes chiffres, présentés ce matin par François Loos, le ministre délégué à l'Industrie, sont sans précédent : la facture énergétique de la France atteignait fin 2006 46 milliards d'euros, soit près de huit milliards de plus qu'en 2005 - où elle s'était élevée à 38,2 milliards d'euros, déjà un record. En cause : l'augmentation du baril de pétrole évidemment. Cette facture représente 2,7 % du PIB, proportion la plus élevée enregistrée depuis 1985. Voilà un argument de plus pour les partisans d'une révolution énergétique au profit de sources locales et renouvelables, comme l'éolien ou le solaire, ou encore le nucléaire, qui risque de faire un retour en force dans les projets gouvernementaux : " Il a permis à notre pays d'économiser 16 milliards d'euros, sans compter 128 millions de tonnes d'émission de CO2 en moins si nous produisions notre électricité comme la plupart de nos voisins avec des énergies fossiles. Il est donc incontournable. " affirmait en cette occasion François Loos, le ministre délégué à l'Industrie. La bonne nouvelle, c'est que sur cette même période, la consommation de pétrole en elle-même n'a pas augmenté, selon les estimations de l'Observatoire de l'énergie.