La croissance de la demande en énergies renouvelables ne passera pas inaperçue à Henin Beaumont, où l’usine de production de bagages de Samsonite était en grande difficulté : dans ce bassin d’emploi du Pas-de-Calais traumatisé par les fermetures d’usines – la plus médiatisée reste celle de Metaleurop -, le site de production des bagages Samsonite, déficitaire depuis plusieurs années, a changé de propriétaire sans le moindre licenciement. La solution : reconversion !
Malgré la situation financière catastrophique de l’usine, les repreneurs, Jean-Jacques Aurel et Egon Schrick, ont choisi de préserver l’ensemble des 202 emplois salariés du site. La stratégie consiste dans un premier temps à continuer à livrer Samsonite en produits de bagagerie pendant encore dix-huit à vingt-quatre mois avant de se lancer dans la fabrication de produits, moins haut de gamme, pour la grande distribution mais aussi poursuivre la diversification dans la sous-traitance plasturgique, en pièces auto notamment.
Mais surtout, dans un deuxième temps – environ d’ici dix-huit mois -, les nouveaux patrons prévoient de reconvertir progressivement l’usine pour produire des panneaux solaires. En effet, les techniques d’injection plastique pour le photovoltaïque sont similaires à celles utilisées pour la fabrication des bagages. C’est d’ailleurs la deuxième opération de ce type en 2005 pour ces investisseurs, après le rachat en mai du pôle plasturgie de l’usine Delsey, à Montdidier (Somme). Ils espèrent ainsi profiter du dynamisme du marché du photovoltaïque (35 % de croissance par an depuis 2002). « Objectif atteint, se réjouit Christian Guittard, directeur de l’usine de Hénin-Beaumont : les emplois seront sauvegardés et le site retrouve un avenir industriel. » Un avenir radieux, pourrait-on dire !
Source : L’expansion : SAMSONITE PREND LE SOLEIL (01/09/2005, PDF)















Il serait grand temps de supprimer cet article, en effet, les 220 employés de Samsonite ont tous été licenciés sans qu’aucun panneau photovoltaïque ne soit sorti de ses usines !
je profite de cet article pour apporter un témoignage concernant ce fameux repreneur J.J AUREL ! que j’ai bien connu pour avoir été licencié par ses soins en 2003. Date à laquelle il avait repris la société E-GENERIS SAS (fabriquant français en téléphonie privée) et qui a été en liquidation début 2004. A la reprise nous avions déjà des doutes sur des affaires antérieures et je constate qu’en 2007 M. AUREL n’en a pas fini avec ses reprises de société et liquidation à terme.Comme quoi pour certains l’histoire est un éternel recommencement…. au détriment des employés.
Mais ou son passé ces messieurs Jean Jacques AUREL et Jean Michel GOULETQUER.
Attente réponse
MISE A JOUR – 8 juin 2009 – Source : AFP
Les deux principaux repreneurs de l’usine Samsonite de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) ont été condamnés lundi par le tribunal correctionnel de Paris à un et deux ans de prison ferme pour avoir provoqué la faillite de l’entreprise en 2007.
La 11e chambre du tribunal correctionnel a condamné l’ancien secrétaire général Jean-Michel Goulletquer à trois ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis, et l’ancien PDG, Jean-Jacques Aurel, à trois ans dont deux avec sursis.
Absents à l’audience, les deux hommes ont en outre été condamnés à une amende de 75.000 euros et à une interdiction de gérer de cinq ans.
En substance, le tribunal a considéré que les deux hommes avaient bien provoqué la banqueroute de l’usine de Hénin-Beaumont, en détournant quelque 2,5 millions d’euros. Somme qu’ils devront rembourser solidairement avec les autres prévenus condamnés au liquidateur judiciaire de l’usine.
A l’audience, début avril, avaient été requis trois ans de prison ferme contre le premier et trois ans, dont un ferme, contre le second, ainsi qu’un mandat de dépôt à l’audience pour les deux prévenus.
Rejetant “la fatalité économique” derrière laquelle les prévenus ont tenté de se dissimuler, le procureur Patrice Amar avait stigmatisé la “cupidité” de ces “patrons voyous”.
Parmi les quatre autres prévenus, l’un a été relaxé et les trois autres condamnés à des peines allant de 18 mois ferme à six mois avec sursis, assorties d’amende.
A l’été 2005, le bagagiste américain Samsonite avait cédé son usine à une structure dénommée HB Group. Rebaptisée Energy Plast, l’usine devait se reconvertir dans la fabrication de panneaux photovoltaïques.
Mais en février 2007, les repreneurs avaient été contraints de liquider l’affaire et de licencier les 205 salariés. Le parquet avait alors décidé d’engager des poursuites.
Oui, c’est exacte mais a ce jour ou sont ils. Et surtout Monsieur Olivier WALTER condanné à 18 mois ferme et 5000 €uros d’amende et à une interdiction de gérer de cinq ans.