10 avril 2008

PARIS, 10 avr 2008 (AFP). Les Verts ont déploré jeudi à l’Assemblée que le débat public de mercredi avant le vote solennel sur la loi OGM « n’ait porté que » sur Nathalie Kosciusko-Morizet, « empêchant qu’il ne s’attache aux véritables dangers sanitaires, environnementaux et démocratiques de la loi OGM ».

Pour les écologistes, « ce pataquès tombe à point nommé pour le gouvernement », estiment-ils dans un communiqué. « Quelle est la recette du contre-feu médiatique cuisiné à la sauce Sarkozy? », interrogent les Verts.

« Prenez d’abord une attitude machiste malheureusement très répandue : désignez une jeune femme convaincue de votre gouvernement pour appât. Harcelez-la discrètement pour qu’elle s’emporte publiquement au nom de ses idées ».

Et les Verts d’ajouter « glissez le tout dans un journal de l’après-midi quitte à accuser ensuite les journalistes d’avoir menti. Laissez mijoter le tout. Ajoutez une pincée d’outrage gouvernemental… votre soupe de contre-feu médiatique (est) prête à servir! ».

Pourtant, estiment les Verts, « le moment est grave ». « Contre les engagements pris lors du Grenelle, contre l’avis de 70% des Français, le gouvernement a réussi nous faire ingurgiter les OGM sans qu’on parle beaucoup du fond de la loi elle-même! »

Pour eux, « la loi qui vient d’être votée autorise les OGM dans toute la production française jusqu’à 0,9% sans que les consommateurs en soient avertis ».

Les Verts dénoncent « un projet social, juridique et judiciaire qui s’attaque aux libertés publiques les plus fondamentales », en allusion aux dispositions du texte contre les actions de fauchage volontaire.