La Corée du Sud, par la voix de son gouvernement, s'est engagée depuis janvier dans un processus qualifié de "croissance verte" : "Notre politique de croissance "verte" sera bénéfique pour l'environnement et contribuera à lutter contre le changement climatique, mais ce n'est pas juste un plan climat : c'est d'abord un plan de développement économique",souligne Kim Choong-soo, ambassadeur auprès de l'OCDE, cité dans le quotidien Le Monde. Ce plan, qui prévoit la création de près d'un million d'emplois alors même que le gouvernement table sur une récession de 2 % pour l'année 2009, a un double objectif : assurer l'indépendance énergétique du pays et le positionner comme un leader mondial des technologies "vertes". 

Les mesures  annoncées  concernent :

  • le développement des énergies renouvelables, des produits et services écologiques et des technologies "vertes" 
  • l'investissement dans les infrastructures à faible émission de carbone et les transports en commun ; 
  • la revitalisation de rivières polluées ; 
  • la création d'un marché des émissions de carbone, d'un système d'écotaxes et d'incitations fiscales et financières pour encourager entreprises et particuliers à investir dans le développement durable.

A savoir

La Corée du Sud est un poids lourd énergétique : peuplé d'environ 50 millions d'habitants, le pays est 5 fois plus petit que la France (65 millions d'habitants) pour une population dfe même ordre. La densité de population est de 480 habitants au km2, le pays est à l'heure actuelle le 10e consommateur mondial d'énergie, et le 5e importateur de pétrole. Son approvisionnement énergétique dépend à 97 % des importations et à 83 % des énergies fossiles. Une situation de moins en moins tenable. "Quand le prix du baril flambe, le coût de nos importations de pétrole dépasse les recettes cumulées de nos exportations dans les secteurs des semi-conducteurs, de l'automobile et des chantiers navals", souligne Jung Yong-hun, chef du Centre de recherche pour la politique de l'énergie.