8 avril 2009

amap-printempsLES AMAP, ou Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne

Victimes de leur succès, Les AMAP se multiplient et les consommateurs intéressés ont parfois du mal à trouver des producteurs : fonctionnant de manière autonome, les nombreuses AMAP de France commencent à se fédérer et le Printemps des AMAP est la première manifestation du genre à l’échelle française.

Le premier « Printemps » des Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap), dont l’objectif est de promouvoir l' »agriculture paysanne locale » et une « consommation responsable », a donc  lieu du 21 mars au 21 juin dans toute la France, ont annoncé ses responsables vendredi. Désormais coordonnées par le Miramap (mouvement inter-régional des Amap), ces associations, au nombre de 1.200, visent à « développer l’agriculture paysanne de proximité » dans une logique « socialement équitable et écologiquement saine », selon les termes de Marc Alphandéry (Alliance Provence).

Historique

la première AMAP a été créée à Aubagne en 2001; L’AMAP consiste en  un « partenariat » entre un « groupe de consomm’acteurs » et un producteur : cela « ne se réduit pas à un panier de légumes » vendu au consommateur, et l’un des « enjeux » est de « maintenir les terres agricoles et les petites et moyennes exploitations agricoles » en France.

La Ville de Paris, partenaire du « Printemps » des Amap, soutient ce mouvement qui « montre la voie », selon Denis Baupin, adjoint Verts au maire Bertrand Delanoë (PS). Ces associations « font partie des mouvements précurseurs » sur « une question essentielle pour l’avenir des villes: comment on se nourrit? », a-t-il ajouté, soulignant l’importance de la question des terres agricoles en région parisienne.

Développer les Amap, c’est « choisir de se procurer des produits majoritairement biologiques », « favoriser les circuits courts » et « redonner une part plus importante aux fruits et légumes » dans l’alimentation, affirmait Denis Baupin, ajoutant que la Ville Paris souhaitait que 20% des cantines parisiennes soient fournies en produits « bio » en 2010.