Verrerie du Languedoc : une pierre, deux coups

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Depuis 1973, le vénérable établissement de la Verrerie du Languedoc produit grâce à ses 200 salariés environ 600 millions de bouteilles en verre par an (dont 30 à 40 millions de bouteilles de vin), notamment pour Perrier et San Pellegrino. Inutile de chercher plus loin : la fabrication du verre est l'une des industries les plus gourmandes en chaleur. C'est en effet la fonte, à environ 1700°C, du sable des carrières qui permet de transformer l'oxyde de silicium (la silice est l'élément le plus abondant sur Terre, après l'oxygène) qu'il contient en ce magique matériau de verre que l'homme maîtrise depuis plus de 5000 ans. Plus récemment, L'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) vient de récompenser la Verrerie du Languedoc par le 3e prix du Trophée des Technologies Economes et Propres pour la transformation du four de la Verrerie afin d'optimiser l'utilisation de cette chaleur.

Deux industries cohabitent sur le site de Vergèze : l’embouteillage Perrier et la Verrerie du Languedoc (VDL). Dans le cadre de la rénovation d’un de ses fours, VDL a choisi une technologie de chauffe oxygène-gaz naturel avec production d’oxygène. Afin d’optimiser l’efficacité énergétique et économique de son installation VDL a choisi de récupérer la chaleur contenue dans les fumées et de la revendre sous forme de vapeur ou d’électricité à Perrier.

Cette technologie consiste à refroidir les fumées sortant du four à 800°C, dans une chaudière produisant de la vapeur surchauffée. La chaudière abaisse la température des fumées en dessous de 200°C, température compatible à une filtration efficace au moyen de filtres à manches.

La récupération d’énergie sur les fumées permet d’économiser près de 450 tep par an. La filtration des fumées permet d’éviter les rejets de 56 tonnes par an de poussières. La consommation de gaz naturel est réduite de 30 % et les émissions d’oxydes d’azote de 90% grâce à l’oxycombustion. Les poussières récoltées sont stockées puis mises en décharge. Une étude est en cours pour recycler ces poussières dans la composition du mélange vitrifiable.

4 thoughts on “Verrerie du Languedoc : une pierre, deux coups”

  1. alain giorgio

    vous avez fermee une de votre ligne pour la production de bouteilles? je travailles dans l'usine de SANPELLEGRINO e nous avons de gros probleme pour la mancance de bouteilles. reponde mois mercì

  2. je suis à la recherche de fournisseur pour article en verre type assiettes et verres en vu de le décorer tout comme on le pratique sur la porcelaine

Commentaires

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