Le commerce équitable ou l’enjeu du partage de la valeur ajoutée

Depuis 40 ans le commerce équitable a pour objectif d’assurer une juste rémunération des petits producteurs, leur permettant de vivre dignement de leur production.
Initialement lancé hors des circuits de distribution traditionnelle, le commerce équitable a changé depuis 10 ans : élargissement de sa gamme et surtout élargissement des réseaux de distribution avec sa présence dans les rayons des hypers et sur internet. Un bond de 42 % en 2006 avec une estimation des ventes mondiales de 1,6 milliard d’euros.

Face à la question fondamentale du commerce équitable qui porte sur le partage de la valeur ajoutée, on constate aujourd’hui plusieurs dangers. Si l’implication des grandes enseignes a permis dans un premier temps d’accroitre les volumes et d’aller chercher de nouveaux consommateurs, aujourd’hui les producteurs peinent à récupérer la part de la valeur ajoutée. C’est toute la chaîne aval (acteurs de la transformation et distribution) qui accapare cette valeur ajoutée et plus grave encore qui aujourd’hui décide de ce qui doit être produit, de la quantité à produire, du label à appliquer, jusqu’à développer elle-même des productions en totale autonomie. Autre danger, le fleurissement des labels privés qui sèment la confusion dans l’esprit du consommateur en surfant sur certaines notions du développement durable : Utz Kapeh, Rainforest Alliance, Bird Friendly …

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