La CCI de St Nazaire a de beaux projets dans ses cartons. Parmi ceux ci, dans le cadre de sa “mission hydrogène“, une étude est en cours pour proposer aux chalutiers un carburant alternatif, l’hydrogène. Ca part d’un bon sentiment : pour le moment prohibitif dans le domaine automobile (bien que déjà expérimenté en Californie), l’encombrement des batteries impacte moins l’agencement d’un chalutier. En mer c’est évident, l’espace est moins compté. Ce qui donne un argument supplémentaire à cette solution, dans la mesure où la génération de l’hydrogène pourrait se faire à la source, par hydrolyse de l’eau de mer alimentée en électricité par un parc éolien offshore. Voilà pour nos amis marins une belle conclusion à la flambée des prix du pétrole qui ont déclenché les manifestations récentes et la prompte réaction de Sarkozy (reportage de FR3 Bretagne). Calmés avec des subventions sur le diesel, les pêcheurs on s’en doute n’hésiteront pas à rebloquer les routes quand d’ici quelque mois le baril aura encore explosé. L’hydrogène solution ? Il va falloir patienter : d’ici à ce que soit monté le parc éolien imaginé pour fabriquer ce magique carburant, il y aura quelques années de technocratie à la Française. Et alors les pecheurs, peut-être, auront-ils eu le temps de se pencher sur une autre question préoccuppante : comment remplir la mer avec du poisson ?


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Plus con tu meurs. Le pauvre petit spéciforme, communément appelé thon rouge, dont raffolent les japonais, n’en demandait pas tant : ne vaut-il pas mieux laisser l’espèce s’éteindre tranquillement tandis que s’enrichissent confortablement quelques dizaines d’armateurs qui ont tant investi pour “nourrir leurs enfants” ? Il existe pourtant de nombreuses façons de pratiquer son métier en tenant compte d’évidences incontestables, comme par exemple le font quotidiennement les pêcheurs de ligne, en Bretagne. Ceux là connaissent la règle élémentaire de la préservation des resources, non seulement pour sauvegarder l’avenir de leur métier, (qui sera peut-être celui de leurs enfants s’il reste assez de poisson), mais aussi par simple respect de la nature. En comparaison, l’épisode de l’abordage du Rainbow Warrior II, de l’association Greenpeace, ce matin, par des marins de la pêche industrielle au large de Marseille, révèle des comportements plus que lamentables. Déni de la réalité, brutalité basique, censure, les thoniers-senneurs, en trépignant autour d’un voilier pacifique, ont finalement offert à leur adversaire une publicité gratuite. A l’origine de ce remue-ménage, Mourad Kahoul, président du Syndicat des thoniers de la Méditerranée, conseiller municipal UMP de Marseille, est surement très fier de ses troupes .
LIRE LA SUITE : Le thon, c’est con


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poisson-responsable.jpgGreenpeace publie à l’occasion des prochaines grandes vacances un guide destiné aux amateurs de poisson. Intitulé “Et ta mer, t’y penses ?”, ce nouveau guide d’éco-consommation était lancé par l’association le 8 juin dernier à l’occasion de la journée mondiale des océans. Consacré aux produits de la mer, ce nouveau document vise à faire prendre conscience aux consommateurs des multiples dangers qui pèsent actuellement sur les ressources marines.

LIRE LA SUITE : Manger du poisson : Un guide pour préserver la resource


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