Maire engagé, Ken Livingstone fut le premier maire d’une mégalopole à remettre en question la toute puissance de l’automobile, en décidant en 2003 d’appliquer une taxe à chaque véhicule motorisé entrant dans la zone centrale de la capitale brittanique. cette mesure fut un succès ; les impacts en sont multiples, la réduction des embouteillages a en effet de nombreuses conséquences positives : prix moyen du trajet en taxi moins élévé (temps de trajet diminué), augmentation des trajets à vélo ou à moto, transert des recettes pour l’amélioration des transports en commun (voir lien rapport ci dessous).
Et le fameux Ken ne s’arrête pas là . Fort de son succès dans le domaine automobile, il annonçait récemment, au cours d’un voyage à Shangaï, son intention de s’inspirer de la première éco-ville chinoise pour lancer le développement d’un quartier écologique dans l’est Londonien. c’est le résultat d’une collaboration entre Greenpeace, la London Development Agency et la firme Arup qui permettra peut-être en 2010, de voir pousser ces 1000 foyers dont le principal atout sera de montrer la voix vers un schéma “Zéro-Carbone” viable. Peter Head, directeur de ARUP , aura déjà l’expérience de l’éco ville de Dongtan, qui prévoit de loger écologiquement 80.000 personnes dans la région de Shangaï. Ces allers retours entre Londres et Shangaï sont le signe d’une collaboration qui fonctionne : les chinois se sont d’abord inspirés de l’experience BedZed, pour ensuite donner le change pour ce nouveau projet à Londres !
Cette dynamique prouve qu’il est parfaitement réaliste d’espérer des politiques qu’ils fassent avancer les choses. On en a la preuve outre-manche. De ce coté ci du Channel, on n’a pour l’instant que des paroles.
Liens (en anglais) :
- Communiqué de presse / ARUP / 13/04/2006 : London looks to the East for inspiration to cut emissions
- Article du Guardian : Livingstone plans 1,000-home eco-estate, Matt Weaver, 13/04/2006
- Etude sur 5 ans des résultats du système de péage dans Londres, de Todd Litman ( Victoria Transport Policy Institute - 10 Janv 2006)
- Ken Livingstone sur wikipedia
Voir aussi : eco-quartier, megalopoles


19/04/2006 - 1:43
[...] Source : ecolopop [...]
20/11/2006 - 11:21
[...] L’information a été publiée ce matin par le journal Libération : une étude de la direction régionale de l’Equipement d’Ile-de-France (Dreif) envisage l’instauration d’un péage urbain dans les premiers arrondissements de Paris, voir même dans l’ensemble de l’agglomération. L’angle sous lequel est abordé la question dans ce document de 12 propositions illustre le problème des questions écologiques en France : il s’agit véritablemen tabou, que la question du péage urbain met en évidence. Sous prétexte d’égalité (mais qui y croit encore), les politiques et en particulier la gauche (caviar) refusent d’aborder l’idée d’une quelconque taxe sur les véhicules entrant en ville à Paris. Pourtant, souligne ce document apolitique, les avantages dépassent de loin la question idéologique d’une utopique égalité basée sur une fausse gratuité : concrètement, la DREIF note que les recettes du péage peuvent aider à financer le difficile développement d’une ambitieuse politique de transports collectifs. Libération fait aussi le point sur les autres expériences dans le monde (Londres , Singapour, Rome, Stockholm ), dont la plupart fonctionne sur un système de reconnaissance optique des plaques d’immatriculation (Londres) ou de la vignette d’autorisation (Rome), à l’aide de caméras fixes. Encore un tabou à lever ? A lire aussi dans la catégorie : TransportsUn premier pas sur la transparence de nos trajets… - 18/11/2006Automobile : l’air comprimé comme moyen de stockage de l’énergie ? - 1/11/2006Du limitateur de vitesse au limitateur de pollution - 3/10/2006De l’électrique au salon de l’auto - 2/10/2006Automobile : les constructeurs schizophrènes - 29/09/2006 [...]
01/03/2007 - 8:55
[...] Ken Livingstone n’est pas inconnu des lecteurs d’ecolopop : depuis plusieurs années, sa position à la tête de la mairie de Londres a montré qu’il est possible, même aux plus hauts niveaux du pouvoir, d’agir convenablement pour alléger la facture climatique que nous laisserons aux générations futures (voir notre article : une éco ville à Londres ). Non, les politiques ne sont pas désarmés. Oui, ils ont tous les outils pour agir. Certes le changement doit s’accomplir en chaque individu, mais on constate aujourd’hui l’énorme impact qu’un seul homme à la tête d’une équipe compétente peut engendrer. C’est ainsi qu’était annonçé, mardi dernier à Londres, un plan radical de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Tous les commentateurs se sont accordés à remarquer qu’il s’agit là , au niveau mondial, du plus ambitieux plan de lutte contre le réchauffement climatique. Au delà du mandat de Ken Livingstone, qui grâce aux lois anglaises de décentralisation (devolution) dispose d’une administration régissant 7 millions de personnes, c’est à dire Londres et sa périphérie (Greater London), le plan engage la vie des habitants pour les 20 ans à venir. Avec l’objectif ultime évident de s’adapter aux contraintes du siècle, sans concession sur le mode de vie. Est-ce possible ? Il semble. [...]
20/02/2008 - 4:52
[...] : Depuis 4 ans que Londres a instauré la fameuse taxe sur les véhicules, la circulation a baissé de 36% et les [...]
05/06/2008 - 9:05
Avec le prix actuel du pétrole, qui ne fera qu’augmenter dans les prochaines années, on pourra vérifier l’adage suivant :
pas de pétrole : pas de voitures ni de camions
Comme il n’y a pas de moyen équivalent au pétrole pour les carburants ET qu’il n’y en aura pas dans le futur pour satisfaire tout le monde, aussi bien les voitures individuelles que les transports de marchandises ou de personnes connaîtront une disparition aussi rapide que celle des 4×4 aux USA en ce moment.