Le 2 mai 2008 dans la foulée du Grenelle de l’Environnement, le Premier Ministre a émis une circulaire “relative à l’exemplarité de l’Etat en matière d’utilisation de produits issus de l’agriculture biologique dans la restauration collective”. Cette circulaire a pour objectif premier de tripler le pourcentage de surface agricole utile bio en le faisant passer à 6% en 2012. Pour permettre l’atteinte de cet objectif l’Etat demande que les établissements de restaurations collective dont il assume directement la gestion propose 20% de produits bio en 2012 avec un seuil intermédiaire de 15% en 2010.
Ces deux objectifs sont extrêmement ambitieux et nous pensons que les seuls restaurants collectifs dépendants de l’Etat ne permettront pas à ce dernier d’atteindre son objectif de conversion des surfaces agricoles vers le bio. C’est pourquoi nous avons décidé de nous emparer de cette directive et d’en faire notre fer de lance pour promouvoir les produits bio en restauration scolaire.
Le marché de la restauration scolaire présente en effet une structure très favorables à l’introduction de produits bio. Les quantités sont importantes et régulières. Une ville de taille moyenne comme Rueil-Malmaison sert près de 6500 repas/jour dans ses écoles primaires, 5j/semaine pendant toute l’année scolaire. Les contrats d’approvisionnement sont pluri-annuels (6 ans dans le cas de Rueil Malmaison), notamment lorsque la gestion de la cuisine centrale est concédée à un prestataire privée. Pour ces 2 raisons il est tout à fait possible de mettre en place des filières d’approvisionnement en permettant à des agriculteurs de se convertir au bio. Grâce aux volumes garantis et à la durée des contrats, la conversion des exploitations agricoles peut se faire plus facilement.
La circulaire du 2 mai ne s’applique pas aux restaurants scolaires. C’est pourquoi il est important de faire pression sur les collectivités locales pour qu’elles exigent de leur fournisseur qu’ils fournissent des produits bio à hauteur des objectifs fixés par la circulaire du 2 mai 2008.
Pour en savoir plus: http://macantinebio.wordpress.com/
Voir aussi : cantine bio
Le gouvernement des Maldives a annoncé récemment son intention d’atteindre la neutralité carbone au cours de la prochaine décennie, en installant des sources d’énergie renouvelables (éolien, solaire photovoltaïque..) et en compensant par l’achat de crédits carbone les émissions de CO2 produites par le transport aérien des touristes. Avec une altitude moyenne parmi les plus basses du monde (environ1,5 m au dessus du niveau de la mer), ces îles seront l’un des premiers endroits lourdement affectés par la montée du niveau de la mer et les tempêtes tropicales. Les Maldives sont donc concernées au premier chef par la lutte contre le réchauffement climatique. et leur engagement est donc plus que symbolique !
LIRE LA SUITE : Les Maldives s’engagent vers une neutralité carbone
Andrew Simms, auteur d’un livre consacré à la richesse des nations rapportée à la dette écologique qu’elles accumulent, signe un article sur le site BBC news : ” Ecological debt: No way back from bankrupt “. Il détaille un bilan peu glorieux des dépenses publiques en Grande Bretagne, où en 2008 plus de 20% du PIB ont été versés par l’état au secteur financier, tandis qu’un petit 0.0083% de surplus était destiné au “Green Stimulus”. On retrouve dans le New York Times, sous la plume de Paul Krugman, cette mise en parallèle des subventions versées aux banques et maigres allocations dédiées à la prévention des catastrophes écologiques qui se profilent : la question du réchauffement climatique, comme l’affirmait le banquier Stern, doit être anticipé et faire l’objet d’investissements planifiés, pour le bien de la planète mais aussi du système économique. L’argument principal de ces argumentations tient en un fait incontournable : l’économie qui aujourd’hui s’écroule s’est construite en croissance perpétuelle sans prise en compte des limites géophysiques des resources qui l’alimentent. le PIB, principal indicateur de la santé financière des états, ne tient compte ni des pollutions, ni de l’épuisement des sols, ni des paramètres environnementaux qui sont déterminants pour l’activité économique. En un mot le PIB est construit comme si une entreprise déclarait sa compatibilité sans tenir compte des dettes qu’elle accumule. Mais en matière de resources naturelles, qui va rembourser ?
Agenda , Communiqués , Mondialisation , Peuples , Arts & Médias , Photographie , Arts & Médias , Presse , Reflexions , Ecotourisme , Récit de voyage
12 nov 2008
letourdumonde.eu, un voyage en classe solidaire (2)
> Episode 2 : Au Népal - Voir épisode 1 : le départ
Guillaume et Marion s’étaient engagés avant de partir à compenser leurs émissions de gaz à effet de serre émis lors de leurs trajets en avion (en partenariat avec CO2solidaire.org). Près de deux mois après leur départ, ils sont au Népal et n’ont pris qu’un seul vol (Bruxelles > Moscou) : ils ont presque voyagé exclusivement en train.
Mais, pour découvrir certains pays ou régions, ils ont dû vite se rendre à l’évidence : le meilleur moyen de locomotion reste encore la voiture…
Qu’importe, ils iront donc plus loin dans leur démarche et compenseront également pécunièrement les émissions de CO2 correspondants au nombre de kilomètres parcourus. Ainsi aujourd’hui, avec seulement 4450 km au compteur, ils ont tout de même déjà traversés la Russie d’Ouest en Est en passant par la Sibérie, visités la Mongolie (dont l’immense désert de Gobi), sillonnés la Chine pour se rendre au Tibet, et enfin, enjambés l’himalaya pour arriver au Népal. Comme quoi, voyager autrement est toujours possible.
Pour découvrir leur périple à travers photographies et récits, RDV sur : www.letourdumonde.eu
Voir aussi : compensation emissions de CO2, photographies, solidarité, tour du monde
L’homme, qui malheureusement avait échoué face à Bush ce qu’Obama a réussi, croit maintenant à ses rêves. Loin d’être un doux rêveur, Al Gore, l’un des réveilleurs de la conscience moderne, espère qu’une révolution identique à celle qui a porté un apparenté-noir à la présidence des USA pourra se produire pour la résolution df la crise climatique : ” les jeunes qui inspiré la campagne d’Obama … montrent qu’une décision collective peut êter intelligente [...] l’une des raisons pour laquelle le système électoral avait échoué jusqu’à présent tenait dans le rôle néfaste des médias télévisés. Internet démocratise l’information et c’est formidable. [...] J’aimerais élever la prise de conscience au niveau de notre relation avec la planète et du danger imminent qui nous attend. Nous avons tout ce qu’il faut pour nous en sortir“. Source :AFP
Allons nous tomber dans l’absurde décompte des vies sauvées grâce à l’augmentation du prix du pétrole ? Sans en arriver à nous réjouir de ce qui chaque jour se présente comme une difficulté croissante pour de nombreux acteurs économiques et particuliers, il reste les faits, imparables. En France, nous l’avions déjà vu, la consommation d’essence a baissé ces derniers mois. Aux USA, une étude vient en effet de mettre en évidence la corrélation entre la baisse des trajets automobiles occasionnée par l’augmentation du prix de l’essence, et la baisse brutale des nombres d’accidents mortels sur les routes américaines. Selon un rapport du Transportation Research Institute de l’université de Michigan (téléchargeable en PDF), la baisse de 10% de tués sur la route entre 2007 et 2008 est autant imputable à la réduction des trajets qu’à de radicaux changement de comportements sur la route : le civisme est il au coin de la rue avec la baisse du pouvoir d’achat ? Toujours est il que les conducteurs américains sont aujourd’hui plus souples dans leur conduite, suivant à la lettre les préconisations en matière d’économie de carburant : accélerer progressivement, anticiper, diminuer la vitesse, voilà donc des conseils simples qui permettent de grapiller quelques litres de carburant tout en assurant la sécurité de ses passagers !!
Voir aussi : pdf
Agenda , Communiqués , ONG , Arts & Médias , Photographie , Reflexions , Ecotourisme , Récit de voyage , Sur le web , Energies , Transports
22 août 2008
letourdumonde.eu, un voyage en classe solidaire

Engagés dans une démarche quotidienne profondément responsable, Marion Dossot et Guillaume Decoorne partent en tour du monde. Ils ont choisi d’aller plus loin et de compenser volontairement leurs émissions de CO2 émis lors de leurs trajets en avion. Il ne s’agit pas ici de “s’acheter une conscience écolo” mais bien de montrer que chacun, en plus de ses efforts quotidiens, peut faire un geste pour le climat. Partenaires de CO2solidaire.org (porté par le GERES : Groupe Energies Renouvelables, Environnement et Solidarités), ils seront certains, via leur voyage, de mener une démarche sincère et motivée en faveur de l’environnement et de l’aide aux pays du Sud, premiers touchés directement par le changement climatique.
Pour suivre leurs aventures, soutenir leur projet ou devenir partenaire, RDV sur : www.letourdumonde.eu
Voir aussi : éthique, CO2, Photographie, photos, Récit de voyage, tour du monde, voyage responsable, voyage solidaire