C’est un rapport intéressant qu’ont rendu début mars les députés Christian Bataille et Claude Birraux. Intitulé “Évaluation de la stratégie nationale de recherche en matière d’énergie“, il met en évidence l’extraordinaire priorité accordée par la France aux recherches sur l’énergie nucléaire : en 2006, sur une dépense totale d’un peu moins de 800 millions d’euros, 477 sont partis dans la recherche nucléaire, 106 dans la recherche sur les … hydrocarbures fossiles, 52 seulement dans la recherche sur les énergies renouvelables, ce qui constistue une proportion de 6,5 % de la part de l’effort public de recherche français sur l’énergie tandis que le nucléaire et le pétrole s’octroient ensemble 73% de ce budget.
Perspectives et recommandations
Le rapport des députés est donc destiné à d’une part mettre ces chiffres dans le contexte. En effet la mobilisation nationale s’est déroulée en 2 temps, la dernière grande vague s’étant incarnée dans le grenelle de l’environnement fin 2007 : “Cette étude s’est trouvée positionnée à la confluence de deux vagues historiques assez rapprochées d’intérêt national pour l’énergie, car avant le Grenelle de l’environnement, qui a démarré en juillet 2007, la France avait connu une première vague de réflexion collective sur ce sujet, ouverte en janvier 2003 par le « Débat national sur les énergies », et qui s’est achevée avec la publication du rapport sur le « facteur 4 » en août 2006. Cette première vague s’est traduite par le vote de la loi du 13 juillet 2005 précitée, dont cette mission d’évaluation constitue un prolongement.”
Ce rapport préconise donc évidemment la mise en place d’une stratégie de recherche sur les énergies renouvelables s’inspirant de l’experience acquise dans le domaine de la recherche nucléaire : la désignation d’un « Haut commissaire à l’énergie » permettrait d’étendre les champs d’action de l’actuel « Haut Commissaire à l’énergie atomique ». Parmi les sources d’énergies prioritaires, le rapport cite :
- premièrement, la recherche sur l’énergie photovoltaïque. L’INES a conquis le créneau du silicium métallurgique, mais un grand pôle consacré aux couches minces est en préparation sur le plateau de Saclay ; la filière organique (plastiques photovoltaïques), quoiqu’à un stade très amont, doit être consolidée, et bénéficier d’un support de valorisation industrielle ;
- deuxièmement, la recherche sur les biocarburants de deuxième génération. Le projet de pilote industriel de transformation thermochimique de la biomasse sur le site du laboratoire de Bure doit bénéficier d’un soutien public spécifique ;
- troisièmement, la recherche sur les batteries rechargeables. Dans la continuité du rapport « Guillou », il faut souligner l’importance de l’électronique interne de commande dans l’optimisation des performances ;
- quatrièmement, la recherche sur les énergies marines. Il faut privilégier à cet égard les zones littorales dépourvues d’autres modes centralisés de production d’électricité.
Ce n’est pas la première fois que l’on entend la communauté scientifique s’alarmer du manque de mobilisation autour des question climatiques. Cette fois encore à Copenhague, les membres du GIEC (Groupement d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) ont allumé tous les signaux d’alerte rouge. De nombreuses figures scientifiques se sont donc exprimées conjointement lors d’un sommet qui réunissait, du 10 au 12mars, 2000 climatologues et autres spécialistes scientifiques internationaux. A 9 mois d’une réunion intergouvernementale qui se déroulera dans cette ville pour fixer un énième accord de réduction des émissions de gaz à effet de serre,  les scientifiques enfoncent le clou.
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Cette  maison, dans le pur style anglo saxon, vous parait peut-être bien banale : ne vous y méprenez pas, elle est l’une des rares maisons modernes de la planète à fonctionner en totale autonomie, y compris au niveau des transports qu’elle procure à ses habitants : l’éolienne domestique qui alimente les quelques ampoules à LED est aussi réquisitionnée pour recharger les batteries de la voiture électrique du couple qui est à l’origigine de cette désormais  célèbre ZERO CARBON HOUSE. L’une de ses particularités, évidemment pensée avant sa construction, est d’être conçue autour d’un système informatique qui régule et organise les différents apports d’énergie, comme les éoliennes ou la pompe à chaleur, qui fonctionne très bien même en ce climat tempéré (iles shetland). Mais ce n’est qu’un exemple. Malgré ses apparences modestes , le bâtiment (voir schéma d’ensemble) est d’une complexité à la hauteur de ses ambitions qu’il ne déçoit pas, selons ses habitants : il se comporte effectivement comme une mini-centrale de production d’énergie. Plus qu’une maison passive, c’est donc une vértiable maison active assumant l’habitat et les déplacements du ménage !!
Partout sur la planète (au moins dans les pays assez riches pours’intéresser au problème), on s’active donc pour  construire une civilisation moins dépendante des activitées liées aux énergies fossiles, qui sont parmi les  principales génératrices de gaz à effet de serre, dont le fameux dioxyde de carbone. Lors du Conseil annuel du Programme pour l’Environnement des Nations Unies, fin mars, l’Islande, la Norvège, la Nouvelle Zélande et le Costa Rica ont tous 4 annoncé leur intention de devenir “neutres en carbone” : ces 4 pays montrent qu’une initiative commune peut lancer un mouvement d’ensemble déjà bien entamé. Pour mieux comprendre comment vont agir ces nations, il faut saisir les enjeux du problème : l’idée commune voudrait que la production de gaz à effet de serre provienne essentiellement de la combustion des carburants fossiles (pétroles, gaz, charbon). Ce n’est qu’en partie vrai.  Le diagramme ci dessous, conçu par Lester Brown du Earth Policy Institute, donne un détail intéressant des différentes sources de gaz à effet de serre, classées par activités. Au delà des conséquences de nos actes individuels (maison, transports, partie en rouge / oranger ci dessous), on y constate aussi l’impact d’activités lourdes comme l’agriculture (ou plutôt agrobusiness), ainsi que l’annulation du rôle positif des forêts victimes de coupe à ras (respectivement, en mauve et vert ci dessous). S’il met un peu les idées en place, ce genre de diagramme illustre bien la difficulté dse évolutions à envisager , indispensables : il faudra composer entre l’action  individuelle et communautaire, entre les aspirations du citoyen et les moyens de son administration, entre les niveaux politiques à long terme et les décisions personnelles que chacun peut prendre au quotidien. Tout est possible, on l’a vu. L’exemple est donné, à suivre.

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Le défi principal à surmonter est celui d’assurer que l’humanité aura un avenir, répètent inlassablement de nombreux scientifiques et ingénieurs, parmi lesquels le vénérable Hubert Reeves. Ce dernier, toutefois, n’est pas au générique du dernier travail de synthèse de l’Académie nationale américaine d’ingéniérie, qui publiait en find de semaine dernière un rapport sur les défis technologiques à relever dans les années à venir, pour garantir un avenir meilleur à l’humanité, en ayant comme priorité “santé et joie de vivre”, selon les auteurs du rapport : “La Terre est une planète dont les ressources sont limitées et la population qui s’accroît les consomme à un rythme qui n’est pas tenable“, soulignent ces experts, parmi lesquels on retrouve Larry Page, fondateur de Google, et Graig Venter, le pionnier des biotechnologies spécialiste controversé de l’ADN, qui fut le premier homme à publier entièrement l’intégralité de son propre code génétique ! Les défis, outre les progrès technologiques que l’on peut attendre, sont donc monumentaux, et concernent surtout, comme l’affirmait Al Gore, les questions de morale, mais aussi de production alimentaire, énergétique, et de sécurité … nucléaire.
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La ville de Dinan fait figure de précurseur : après avoir mis en oeuvre, il y a quelques mois, les bitume recycleur de pollution de la société Eurovia, la cité vient de réaménager un quartier du centre ville en réaménageant deux grandes casernes militaires, avec une volonté environnementale affirmée. C’est dans ce cadre que fut choisi l’enrobé Naturalith de la SACER, qui est un bitume à base d’oléagineux, comme le colza. Gros avantage de ce type d’enrobé : l’utilisation du pétrole est réduite à sa plus simple expression, et la mise en oeuvre est plus agréable aux ouvriers qui respirent ainsi, à l’instar des dieselistes à l’huile, une légère odeur de friture..
Mais une fois le revêtement posé, qui s’occupe des marquages au sol ? le Groupe Colas, concepteur de Naturalith, a aussi cogité à ce niveau : une peinture à base d’huitres vient d’être expérimentée dans le Morbihan. Objectif : remplacer les peintures thermoplastiques (à base de pétrole et de chaux) par des peintures à base d’huile de pin (liant) et de calcaire d’huitres (couleur). Le procédé, baptisé Ostréa, paraît simple : il faut extraire le calcaire des huitres en concassant les coquilles pour obtenir la fameuse poudre blanche de calcaire. Martine Le Lu, gérante d’une petite entreprise familiale (neuf salariés), à Cléguer, dans la campagne au nord de Lorient, s’est spécialisée dans le recyclage. des algues ou les fientes, pour en faire des fertilisants bio. “Quand Prosign m’a contactée, je me demandais justement ce qu’on pourrait faire de tous ces tas de coquilles que je voyais dans les entreprises ostréicoles. C’était une matière quasiment inutilisée. “
Source : Ouest France et AFP
C’est la contribution estimée du rôle pollinisateur des abeilles au PIB (Produit Intérieur Brut) Américain. Ce chiffre met en évidence l’importance du “capital” naturel, qui est encore trop peu inclus dans les calculs économiques : c’est probablement là la principale raison du manque d’initiatives en matière d’écologie de la part des entreprises, qui sont peu sanctionnées pour les dégats qu’elles occasionnent ou au contraire peu récompensées pour leurs actions vertueuses.
LIRE LA SUITE : 15 milliards de dollars
Initié par l’INSU (Institut National des Sciences de l’Univers du CNRS), le programme Eclipse tente d’étudier les réponses des espèces vivantes aux changements climatiques. Ces questions sont étudiées par rapport aux grandes catastophes climatiques qu’a connues la terre, comme celle que nous vivons actuellement. Il s’agit principalement d’étudier des données liées à l’environnement d’époques géologiques particulières, comme le Crétacé.
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