orchidees-madagascar.jpgUne exposition remarquable à la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris retrace l’histoire unique d’une osmose entre la civilisation moderne et une espèce endémique, qui pour une fois bénéficie de la présence de l’homme : l’orchidée Anbgreacum eburneum, hier quasiment disparue, est aujourd’hui cultivée en masse par les habitants d’Antananarivo, la capitale Malgache. Et ses pétales ne sont pas uniquement destinées à l’embellissement des jardins privés : cette plante à forte valeur ajoutée est fort appréciée des industriels de la Cosmetic Valley, dans la région de Chartres. Et pour une fois, pourrait-on-dire, c’est aux autorités locales que l’on doit l’initiative : le Plan Vert, conçu par la Commune urbaine d’Antananarivo , s’appuie sur cette agriculture urbaine qu’il souhaite maintenir et développer pour transformer radicalement, d’ici 2020, le paysage urbain. Ses objectifs sont multiples : atteindre l’autosuffisance alimentaire, développer des politiques de formation et de santé publique, soutenir des filières de production qui, par la recherche de la plus forte valeur ajoutée autour des plantes ressources, assureront de réels bénéfices aux habitants eux-mêmes. Ce projet, conduit par la Communauté urbaine d’Antananarivo et des maires d’arrondissement, favorise aussi la création de potagers en carrés permettant de produire sans outils ni engrais, des légumes variés, en petite quantité mais tout au long de l’année. A Paris, à la Cité de Sciences, La serre de l’exposition présente un de ces potagers où croissent des courges, des patissons, des légumes feuilles : brèdes, tissam, cressons… De quoi donner des idées aux Parisiens en manque de verdure !!


On le sait, on le crie, on le répète : l’école, l’éducation seront les principaux acteurs d’un renouvellement des consciences face à la gravité de la crise environnementale à laquelle se trouve maintenant confrontée la civilisation moderne. Parmi les initiatives alternatives, nous découvrons aujourd’hui la “Living School“, école bilingue privée innovante, qui ouvrira dès la rentrée prochaine, à Paris sa première classe de maternelle (3-6 ans). Cette école propose, en plus du programme de l’Education nationale, un apprentissage des attitudes essentielles de la vie.

LIRE LA SUITE : Living School concrétise l’école de la vie


A LA DECOUVERTE DU VRAI BRESIL : FERME BIOLOGIQUE CHERCHE VACANCIERS ENGAGES

Nichée au coeur de la forêt brésilienne, une ferme biologique, située au Nord de Rio de Janeiro, vous ouvre ses portes et vous invite à découvrir le vrai Brésil qui se cache derrière les paillettes et les rythmes enjoués du carnaval. L’ONG anglaise Task Brasil Trust, qui vient en aide aux enfants et adolescents des rues de Rio de Janeiro, propose depuis quelques années aux grands aventuriers comme aux petits routards engagés, un séjour à repos modéré au beau milieu d’une des plus anciennes et des plus belles forêts de la planète.

LIRE LA SUITE : Des vacances volontaires au Brésil


large_398708.jpgLe pacte écologique, c’est le contraire du nuage de Chernobyl : il ne s’arrête pas aux frontières. La Belgique francophone est en train d’adopter massivement le pacte de Nicolas Hulot, qui recueille déjà 13000 signatures, moins d’un mois après son lancement officiel par les dix ONG et associations qui le soutiennent. Le moins qu’on puisse dire, c’est que les détracteurs de Nicolas Hulot, parmi lesquels le sinistre Allègre, se sont trompés : sa démarche transnationale porte au delà du débat présidentiel. Quand à ce dernier, qui arrive à son terme, il nous laisse peu d’espoir quant à l’évolution écologique tant espérée pour les 5 ans à venir…
LIRE LA SUITE : Hulot en Belgique


Pendant que Chirac, fort en gueule, faisait le beau avec sa conférence internationale, l’état français refusait la demande des Indiens du Haut Maroni de voir leur territoire protégé de l’orpaillage, malgré l’avis positif des commissaires enquêteurs. On est en plein délire : clamant dans le monde entier ses bonnes intentions et prétendant donner des leçons, la France, dans ses propres colonies (positives selon la loi), laisse couler le mercure qui empoisonne des milliers d’hectares de forêt primaire et détruit la vie de ses habitants. L’association SOLIDARITE GUYANE a envoyé au président à ce sujet, une lettre ouverte qui relaie le cri lancé par les Indiens Wayana et Tekon, de Guyane française.
LIRE LA SUITE : Guyane : lettre ouverte des peuples Wayana et Teko menacés par l’orpaillage


conference-metz-comite2.jpg

D’ou viendra le changement ? Certainement pas des politiques. Par contre, on le voit, dans toutes les régions, les citoyens passent à l’action. Même si la prise de conscience est encore trop faible en comparaison des bouleversements climatiques, géopolitiques et écologiques qui s’annoncent, nous constatons l’apparition d’un “élite écologique” qui a pris le parti de diffuser le maximum d’informations et de conseil pour agir. En témoignent les 4 mousquetaires de cette équipe de choc de l’université de Metz, qui organisaient, le 6 février dernier, une conférence dont le titre évocateur laissait présager “qu’on ne ferait pas dans la dentelle” : entre analyse scientifique et conseils du quotidien, voici un compte rendu..

LIRE LA SUITE : Réchauffement climatique et prise de conscience : D’ou viendra le changement ?


Finalement, rien ne change, c’est toujours la même histoire. Tandis que Philippe de Villiers, ce matin sur France Inter, récupérait à son compte les victoires des apiculteurs contre les industriels (lire à ce sujet notre article : 15milliards de dollars), c’est plus au Sud, à Villeneuve Sur Lot, que se déroule un nouvel épisode du sanglant combat de l’état français -et ses financeurs, les grosses compagnies pétrolières- contre les initiatives “libératrices”. C’est en effet la mairie de cette commune, située à mi-chemin entre les cépages bordelais et les chaleurs toulousaines, qui tient tête à l’effrayant arsenal judiciaire de l’état et des douanes, qui tentent d’interrompre une amorce de révolution : la communauté de communes expérimente, depuis fin 2005, l’utilisation d’huiles végétales (biodiesel) en remplacement des diesels à base de pétrole, pour alimenter la flotte de camions-poubelles (10 camions de collecte des ordures ménagères, ainsi que 7 véhicules municipaux). Avec pour objectif de démontrer les avantages de ces huiles : moins polluantes, elles réduisent la dépendance à l’égard du pétrole, génératrice de gaz à effets de serre et d’une dépendance dangereuse à cette source épuisable. La réponse de l’état ne s’était pas faite attendre : “Le gouvernement souhaite mettre un terme à l’expérimentation de la CCV” affirmait la semaine dernière un communiqué publié sur le site de la communauté de communes. Après de nombreux rebondissements judiciaires, initiés par le représentant de l’état, le Préfet, c’est maintenant le gouvernement lui-même qui annonce son intention d’utiliser le Conseil Constitutionnel pour justifier l’interdiction de l’utilisation d’huiles végétales pures par les véhicules communaux. La situation est complexe, et se comprend mieux en analysant les fiscalités imposées par l’état : la TVA est de 19,6% sur les produits pétroliers, et 5.5% sur les produits d’origine agricole. Selon le quotidien Libération,  L’état souhaite appliquer aux huiles végétales brutes la TVA des produits pétroliers : en ces temps où les vaches sont devenues carnivores, ce n’est qu’une contradiction de plus d’un appareil technocratique qui n’en finit pas de tout faire pour retarder l’imminence de sa disparition inéluctable..


Archives ecoloPop : articles anciens - page suivante

Lettre d'infos gratuite


 

Les dépêches

Découvrez...

Pays

Régions

En savoir plus

Recherche mensuelle