Le succès du chanteur Grégoire, lancé par le site MyMajorCompany, illustre parfaitement la réussite d’un modèle économique qui  bénéficie aux petits acteurs. Le principe est simple : sur un site est destiné au grand public,  chaque internaute peut s’inscrire pour déposer quelques euros en guise d’investissement sur un chanteur ou un groupe. Dans un esprit plus international, le site babyloan a été créé en septembre 2008 pour promouvoir des micro projets de tous pays. Chacun peut aller sur ce site et choisir de parrainer un projet porté par un micro-entrepreneur dont les exemples se multiplent :  une confectionneuse de boubous au Bénin, une vendeuse-pompiste équatorienne ou encore un boulanger au Tadjikistan.
A partir de 20 euros sur babyloan
Le micro-entrepreneur qui présente son projet a besoin d’un micro-crédit pour le réaliser. C’est à ce moment là que l’internaute intervient !! Il prête solidairement un peu, beaucoup mais toujours passionnément en quelques clics et à partir de 20 euros. Grâce à ce geste, le micro-entrepreneur peut sortir de la pauvreté dans la dignité et créer ou développer une petite activité! Sur Babyloan, plus de 70% des projets sont portés par des femmes !
Babyloan est l’un des  1er site Internet français de micro-crédit solidaire, où parrainer un micro-entrepreneur à l’autre bout du monde devient simple comme un clic ! Tout le monde peut aider sans se sacrifier puisqu’il s’agit pour la première fois dans l’aide au développement d’un prêt solidaire et non d’un don. Le projet sur la toile depuis septembre 2008
Voir aussi : micro credit
Acquérir du matériel informatique performant tout en protégeant l’environnement et à prix réduit c’est possible. C’est le concept original que propose l’entreprise Travailler et Apprendre Ensemble (TAE), installée au sein de la cité de promotion familiale de Noisy le Grand*. Créée en 2002 par le Mouvement ATD Quart Monde, cette entreprise solidaire emploie 20 personnes dans 3 ateliers : nettoyage de locaux, travaux d’entretien du bâtiment et reconditionnement de matériel informatique.
L’atelier informatique est l’un des principaux pôles d’activité de TAE. Il récolte des ordinateurs récents auprès de grandes entreprises (PC fixes et portables, écrans plats), s’assure de leur bon fonctionnement et réinstalle un système d’exploitation. Les ordinateurs sont ensuite principalement revendus aux associations, écoles et collectivités. Ils sont accessibles à partir de 150 € tout inclus, sont équipés de logiciels (Windows XP, pack Office, ou linux) et sont garantis de 6 mois à 1 an.
TAE permet à des personnes qui ont été durablement privées d’emploi de reprendre une activité stable et pérenne (CDI temps plein). Mais, TAE est également un laboratoire où s’expérimentent d’autres façons de concevoir l’entreprise à partir de ceux qui en sont exclus. Cela se traduit au quotidien par des fonctionnements innovants. Les équipes fonctionnent sans encadrant, des indicateurs d’« ambiance » et de « partage de savoirs » sont mis en place en parallèle des indicateurs classiques de production et de qualité, les salariés se retrouvent sur leur temps de travail pour des projets « yoga » ou « jardinage », des sorties culturelles et familiales ont lieu chaque semaine…
Pour poursuivre cette initiative solidaire, TAE vend ses ordinateurs à des associations et des particuliers dans toute la France. Et cherche à développer des partenariats, avec des collectivités notamment, afin que des personnes très démunies puissent elles aussi s’équiper.
* Ce centre d’hébergement et de réhabilitation sociale (CHRS) propose au-delà de l’hébergement un accompagnement dans la durée qui vise à permettre à des familles vivant dans l’extrême pauvreté de reconquérir leurs droits.
Voir aussi : Réseau social, social
Rédigée par la Région en 2003 afin de promouvoir la préservation de la biodiversité et des milieux naturels en Île-de-France, la Charte régionale de la biodiversité a, depuis ce 16 février, un nouveau signataire : RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité français.
Un engagement immédiatement suivi d’effets
Deux actions directement en lien avec la Charte ont d’ores et déjà été engagées par RTE. Cofinancées par la Région, elles ont été présentées en détail lors de la signature. Une cérémonie qui a eu lieu au conseil régional, en présence de Philippe Dumarquez, directeur régional de RTE, de Jacques Moret, professeur au Muséum d’histoire naturelle, et de Michel Vampouille, vice-président de la Région en charge de l’environnement.
Les forêts d’Ile de France
La première de ces actions a été lancée en juillet 2008. Pilotée par l’Agence des espaces verts (AEV) de la Région, elle est menée dans quatre de ses forêts : Grosbois à Boissy-Saint-Léger (94), Ferrières à Croissy-Beaubourg et Roissy-en-Brie (77), Breviande à Melun (77) et Cheptainville (91). Son objectif ? Définir quelle est la végétation « idéale » sous les lignes à haute tension présentes, et l’entretien le mieux approprié pour que les câbles restent en permanence dégagés. Le tout, en veillant à favoriser bien sûr le développement de la biodiversité. Dans cette perspective, un inventaire de la faune et de la flore a déjà été réalisé, ainsi qu’une étude des sols et du paysage. Les aménagements à réaliser ont été définis, de même qu’une nouvelle façon d’organiser l’entretien (notamment broyer ce qu’on coupe au lieu de le laisser sur place, ce qui favorise la pousse de végétaux indésirables). Ne manque plus que la mise en œuvre, laquelle se fera progressivement à travers les « plans de gestion » des forêts.
Conservatoire botanique du Muséum d’histoire naturelle
La deuxième action concerne l’ensemble des milieux naturels franciliens sous lignes à haute tension. Son but est d’évaluer le degré de rareté de leur flore et de protéger celle-ci. Le tout, en adaptant aussi bien les travaux de maintenance des lignes que la gestion de la végétation dans son ensemble. Le premier de ces inventaires floristiques sera lancé au printemps prochain et il portera sur 280 km de lignes électriques situées en Seine-et-Marne.
Source : Communiqué du Conseil Régional d’ Ile de France
Voir aussi : biodiversité
Est-ce un répit durable pour les indiens nahua, isolés dans la forêt aux frontières de l’équateur et du pérou ? Le gouvernement d’Equateur, suite aux décisions récentes de l’OPEP de baisser sa production, a décidé d’interrompre les négociations avec le groupe pétrolier franco-brittanique Perenco. La présence de la compagnie avait mobilisé des milliers de manifestants qui avaient paralysé un de ses sites pétroliers et un aéroport et avait provoqué de violents conflits au cours desquels deux manifestants au moins avaient été blessés par des tirs de fusil à balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène. Mais de l’auter coté de la frontière, le groupe pétrolier vient d’obtenir le feu vert du gouvernement péruvien pour installer sept plateformes pétrolières et 14 puits dans le nord-ouest du pays. Une exploitation qui pourrait doubler la production nationale de pétrole. Mais la présence des tribus indigènes isolées et la cessation des activités de la firme dans l’Equateur voisin pourraient, selon Novethic, entraver ce projet.
LIRE LA SUITE : Pétrole : statu quo en Amazonie équatoriale

Après la lingerie équitable ou renouvelable, voici la lingerie humanitaire. Lancée par Evangeline Lilly, actrice canadienne révélée par les séries Lost, l’opération “favela lingerie” est une vente aux enchères sur ebay dont les profits iront à l’ONG Task Brazil qui s’occupe des enfants et jeunes filles des rues brésiliennes. La griffe R*Favela créee pour l’occasion marque des sous-vêtements féminins fabriqués dans une coopérative du Brésil et vendus par ce biais grâce à la notoriété de l’actrice qui a notamment travaillé dans la publicité pour les parfum Davidoff, ainsi qu’au cinéma dans Et après aux côtés de Romain Duris et de John Malkovitch. Evangeline Lily est engagée  dans le monde associatif depuis ses 18 ans : elle part en mission humanitaire dans la jungle philippine puis au Rwanda, avant de fonder une association pour la protection des Droits de l’Homme à l’université de Vancouver pendant ses études.
Voir aussi : lingerie fine
Les peuples autochtones souhaitent être reconnus pour leur contribution dans le ralentissement du changement climatique - Source : Zero-Deforestation
En quelques années à peine, la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) est devenue une préoccupation majeure pour la communauté internationale, aujourd’hui bien consciente que le réchauffement climatique mondial qui en découle va avoir des répercussions socio-économiques dramatiques pour la planète.
Principale cause de dispersion de carbone dans l’atmosphère, la combustion des énergies fossiles est le premier facteur sur lequel nous pouvons agir. Cela s’est concrétisé par une série de mesures visant à réduire notre consommation énergétique (efficacité énergétique, réduction de notre empreinte écologique) tout en stimulant le recours aux énergies renouvelables. Or ces décisions s’avèrent nettement insuffisantes dans un contexte mondial de croissance démographique et économique chaque fois plus énergivore et destructeur d’espaces naturels. Conséquence logique de cette situation, la déforestation essentiellement concentrée en zone tropicale (Amazonie, Afrique centrale et Malaisie/Indonésie) est devenue la seconde cause du réchauffement climatique, soit entre 20 et 25 % dans les émissions mondiales de CO2.
Face à cette problématique pourtant urgente, pays riches et pays du Sud se renvoient la balle depuis maintenant plus de dix ans. Au Nord, on considère que les pays en développement doivent aussi faire des efforts et prendre rapidement des mesures concrètes. Au Sud, on met en avant que les pays riches ne doivent pas compromettre le développement des plus pauvres et donc financer massivement la lutte contre le changement climatique dont ils sont historiquement les principaux responsables…
Durant toutes ces années afin de dépasser ces antagonismes, mais surtout pour éviter de payer la facture écologique, on a misé sur des mesures visant à orienter progressivement l’économie de marché vers des choix plus écologiques. Ainsi sont nés les Mécanismes de Développement Propres (MDP) et un marché libre du carbone très dynamique. En fait, les résultats sont bien décevants, voire catastrophiques : ils ont en particulier favorisé de manière pernicieuse la disparition des forêts anciennes au profit des plantations de palmiers à huile ! Mais surtout, la déforestation s’est accélérée1…
A la Conférence de Bali fin 2007, est apparu sur le devant de la scène un nouvel engagement possible, la « déforestation évitée » avec à la clé d’âpres discussions toujours en cours pour la mise en place d’un mécanisme que l’on espère plus efficace : la REDD (Réduction des Emissions provenant de la Déforestation et de la Dégradation des forêts). Celui-ci s’inspire d’un précepte pourtant évident mais longtemps négligé : « Avant de reboiser, il faut ralentir la déforestation »2.
LIRE LA SUITE : Lutte contre le réchauffement : le rôle des peuples autochtones
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12 nov 2008
letourdumonde.eu, un voyage en classe solidaire (2)
> Episode 2 : Au Népal - Voir épisode 1 : le départ
Guillaume et Marion s’étaient engagés avant de partir à compenser leurs émissions de gaz à effet de serre émis lors de leurs trajets en avion (en partenariat avec CO2solidaire.org). Près de deux mois après leur départ, ils sont au Népal et n’ont pris qu’un seul vol (Bruxelles > Moscou) : ils ont presque voyagé exclusivement en train.
Mais, pour découvrir certains pays ou régions, ils ont dû vite se rendre à l’évidence : le meilleur moyen de locomotion reste encore la voiture…
Qu’importe, ils iront donc plus loin dans leur démarche et compenseront également pécunièrement les émissions de CO2 correspondants au nombre de kilomètres parcourus. Ainsi aujourd’hui, avec seulement 4450 km au compteur, ils ont tout de même déjà traversés la Russie d’Ouest en Est en passant par la Sibérie, visités la Mongolie (dont l’immense désert de Gobi), sillonnés la Chine pour se rendre au Tibet, et enfin, enjambés l’himalaya pour arriver au Népal. Comme quoi, voyager autrement est toujours possible.
Pour découvrir leur périple à travers photographies et récits, RDV sur : www.letourdumonde.eu
Voir aussi : compensation emissions de CO2, photographies, solidarité, tour du monde
