Les acteurs de l’écologie regroupés au sein de l’Alliance pour la Planète (WWF, Greenpeace, Amis de la Terre…) ont défini 24 mesures susceptibles de répondre à l’urgence écologique. Les candidats ont été évalués en fonction de la présence ou non de ces mesures dans leurs engagements écrits. L’Alliance et les ONG qui la composent n’ont aucune vocation à soutenir un candidat particulier. Les notes ci-dessous ne dépendent que de la volonté des candidats de s’engager à mettre en oeuvre des mesures correspondant à la réalité de la situation environnementale.

ecoloPop souhaite s’associer au travail de l’Alliance pour la Planète en publiant ces notes lourdes de conséquences : entre la peste et le choléra, les français choisiront-ils de privilégier, parmi les 2, l’appareil qui semble le plus convaincant pour les choix déterminants que devra engager ce tout petit pays du bout de l’Europe, dans les 5 années à  venir ? Le résultat du scrutin de dimanche prochain aura au moins le mérite, quelque soit son issue, de cristalliser l’effort des ONG : soit en les accueillant “royalement” auprès des acteurs institutionnels, soit en drainant, tel un dernier recours, des milliers de nouveaux militants convaincus que le temps désormais est compté face à une politique de  développement économique sans limite. 

 

note-alliance.jpg

 


81 bis ? On se souvient que malgré l’abrogation par François Mitterand, du projet de construction de centrale nucléaire à Plogoff, le nouveau président n’avait nullement remis en question le reste du programme nucléaire français. 25 ans plus tard, en réponse aux injonctions du Réseau Sortir du Nucléaire, la candidate Ségolène Royal, en position de faiblesse face à un concurrent fortement avantagé par les chiffres,  a envoyé un signe fort aux écologistes en promettant l’abrogation du projet de construction de réacteur nucléaire EPR à Flamanville. Dans un communiqué publié suite à l’occupation par des militants de Greenpeace du chantier préparatoire à l’EPR à Flamanville (Manche), elle souligne que cette décision de construction “a été prise dans des conditions d’analyse et de débat tout à fait contestables”. Elle rappelle que le PS s’y était opposé, “constatant avec les partenaires associés au débat public l’absence d’étude d’impact sérieuse, en particulier concernant les 150 kilomètres de ligne THT (très haute tension) liés à la centrale” ainsi que “la faiblesse des justifications avancées pour engager cet investissement”.

LIRE LA SUITE : Nucléaire : Abrogation du EPR


presidentielle2007.jpgL’effet Hulot se prolonge, et le grand public pourra voter en toute connaissance de cause. N’en déplaise à Claude Allègre, qui se revendiquant “progressiste et humaniste”, vient de sortir un brûlot fustigeant les “pleurnicheries écologiques” de Nicolas Hulot, l’effet médiatique de son engagement pré-électoral continue de porter ses fruits. Le mensuel Géo, après l’ONG Alliance pour la Planète qui vient de renouveler ses notes des candidats en matière d’environnement, propose ce mois ci un récapitulatif des engagements de 8 des candidats déclarés. Corrine Le Page, présente dans le panel de GEO, s’est désistée en faveur de François Bayrou : elle faisait partie des écologistes qui avançaient les meilleures propositions alliant développement économique et respect des contraintes environnementales. LIRE LA SUITE : Geo scrute les candidats


Bon courage, Nicolas. Il va falloir ruser, maintenant, pour peser sur les débats et tenter d’élever un peu les discussions. Interviewé aujourd’hui par Le Parisien, Hulot pourra-t-il peser sur les engagements des candidats ?
J’ai respecté ma parole. Aux candidats de ne pas me donner l’occasion de la transgresser. Si j’ai l’impression que les promesses signées ne seront pas mises en oeuvre, alors je me sentirai libéré de tout”, prévient-il.

“Jusqu’à présent, j’ai été correct et patient mais il peut se passer des choses d’ici le premier tour. Je peux donner un bon point supplémentaire à tel ou tel. On peut aussi envisager une action politique entre la présidentielle et les législatives. Tout est ouvert“, estime-t-il.

Sa menace, maintenant qu’il a épuisé le joker de la candidature, réside dans le soutien éventuel qu’il pourrait apporter à un candidat. Pour l’instant, pas de quoi choisir : “Nicolas Sarkozy a défini six priorités (…). Aucune d’elles ne se réfère aux enjeux écologiques. Sur les 100 points du pacte présidentiel de Ségolène Royal, un seul aborde ce thème de manière diluée et transversale. Quant à François Bayrou, il a fixé quatre chantiers prioritaires, (…), l’environnement est absent”. ”Les candidats reconnaissent que les problèmes liés au changement climatique sont sérieux, mais ils pensent, à tort, que l’on a du temps pour y faire face”, ajoute Nicolas Hulot.
LIRE LA SUITE : Hulot : J’ai respecté ma parole


notes-alliance.jpg

Le retrait de Nicolas Hulot risque-t-il de provoquer un flop plus important que celui qu’aurait engendré sa candidature ? Rien n’est moins sur. On l’a vu, depuis son annonce du 22 janvier, la question qu’il a soulevé a été submergée par d’autres tout aussi “primordiales” : l’ISF que payent les candidats, l’implication des RG dans la campagne, le chiffrage des programmes, bref, on baigne maintenant en pleine insignifiance. Heureusement, les associations écologistes, dont la fondation Nicolas Hulot, se sont regroupées au sein de ce qui, souhaitons le, deviendra un pouvoir de lobbying à la hauteur des enjeux défendus par les “grands” de ce monde, qui eux aussi travaillent aux réseaux d’influence, avec le succès que l’on sait. Promues ce matin à la une du quotidien Le Monde, les notes des divers candidats sont inexorablement révélatrices du peu d’intérêt que portent les grands partis pour la question de l’avenir du pays dans une civilisation à la dérive. Bien sur, le parti des Verts obtient l’honorable 16,5/20. Le PS n’est pas trop mal noté : 13,5/20. Si malgré la dispersion des nombreux candidats de gauche, Ségolène Royal a des chances de passer le premier tour, elle devra toutefois composer avec les voix d’extrême gauche : le moins qu’on puisse dire, c’est que les nostalgiques de l’époque Stalinienne ne sont pas champions en la matière (9/20 au PC, 8/20 à la LCR, 5/20 à Lutte Ouvrière). Le Grand Favori, de son coté, est médiocre en matière d’environnement : l’UMP est noté 8,5/20. L’autre favori du passage au 2e tour, François Bayrou, ne relève pas le niveau : 9/20.

On le sait, rien n’est joué. Le soir des élections, toutes les surprises sont attendues. Souhaitons que le travail d’Alliance pour la Planète soit médiatisé au maximum. Bloggers, commentateurs, écrivains, salariés, à vos stylos : l’internet est en passe de devenir le principal point d’entrée des français à l’information (source : European Interactive Advertising Association : Les Français plébiscitent la messagerie instantanée, la radio en ligne et les blogs).


Ce matin, conviés à ce rendez vous depuis l’annonce du retrait de Nicolas Hulot (voir notre article du 22 janvier : Redonner du sens au progrès), 10 candidats à la présidentielle avaient répondu à l’invitation à préciser leur programme écologique, au Musée des Arts Premiers, en signant le pacte écologique. C’est la première réunion de tous ces candidats, et grâce à Hulot ce premier débat est placé sous le signe de l’écologie.

LIRE LA SUITE : Présidentielles : Hulot veille


L’homme a tenu sa parole : il a su placer toute sa confiance dans les promesses des candidats, qui à la quasi unanimité ont signé son pacte écologique. Il n’a pas franchi la ligne rouge, se concentrera sur l’impératif écologique, conserve ainsi toute son indépendance, ne sera pas candidat. Certains de nos commentateurs favoris seront ravis : effectivement, l’une des raisons de ce “désistement” tient à la peur de l’échec, et des conséquences qu’un tel échec aurait sur la cause écologique, qu’il ne peut se résoudre à réduire à des chiffres de résultats de vote. Nous souhaitons à Nicolas Hulot, et à sa fondation, toute l’énergie qu’il faudra pour assumer les manquements des prochains élus : nul doute que le rôle déjà exceptionnel qu’a su conquérir Nicolas Hulot devra être développé.

Un premier rendez vous est déjà donné, le 31 janvier, au Musée des Arts Premiers, pour un premier débat écologique entre tous les candidats, organisé par Nicolas Hulot.


Archives ecoloPop : articles anciens - page suivante

Lettre d'infos gratuite


 

Les dépêches

Découvrez...

Pays

Régions

En savoir plus

Recherche mensuelle