Communiqué ADEME : A l’occasion du Salon des Maires et des Collectivités locales, du 17 au 19 novembre prochain, Portes de Versailles à Paris, l’ADEME présente le label Cit’ergie, destiné aux collectivités qui souhaitent activement renforcer leur politique énergie durable en cohérence avec des objectifs climatiques.
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« Il va nous falloir apprendre à vivre autrement: à nous déplacer autrement, à aménager nos territoires autrement, à construire autrement, à produire autrement, à consommer autrement. » La réaction à chaud d’Alain Juppé, publiée le 8 juin sur son blog, illustre l’accélération des prises de conssciences et montre une fois de plus que l’écologie ne se limpite pas aux partis de gauche. Quelques jours après la formidable percée du parti Europe Ecologie aux élections européeennes, les annonces sensationnelles se multiplient. L’ex-Premier ministre et maire de Bordeaux Alain Juppé (UMP), en visite à Copenhague, une des capitales européennes en pointe dans l’environnement durable, veut s’inspirer du modèle danois pour multiplier les vélos, les produits bio et rendre sa ville plus « verte ».
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Réduire au maximum l’usage des désherbants, tel est le crédo de la municipalité de La Rochelle qui s’est fixée l’objectif  de réduire de 30 % l’usage des produits phytosanitaires (désherbants, fongicides…) utilisés pour l’entretien des 430 hectares de verdure municipale (ce qui englobe les parcs, les ronds-points, les allées mais aussi les terrains de foot et les cimetières). Fini l’herbe jaune au pied des arbres, bienvenue les mauvaises herbes. Motivée par des raisons écologiques, la nouvelle politique a aussi un impact financier non négligeable :  En 2002, la ville avait dépensé 50 000 euros en produits phytosanitaires. En 2008 : 25 000 euros, soit deux fois moins. Si la ville n’envisage pas encore de se passer totalement de pesticides (pour ses massifs fleuris notamment), elle devrait prochainement définir un certain nombre de zones et établir une sorte de cahier des charges. Ainsi le « zéro pesticide » devrait être appliqué sur les zones naturelles mais aussi le long des cours d’eau des parcs. Autre exemple : l’expérimentation menée depuis quelques mois par la ville et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) le long du canal de Rompsay. Sur un kilomètre de berges, les jardiniers sont invités à laisser la nature reprendre ses droits. Moins de broyages mécaniques, moins de fauchages et plus aucun traitement pour améliorer la biodiversité de ce couloir naturel qui abrite une quarantaine d’espèces d’oiseaux et une flore emblématique comme les roseaux. Source : quotidien SudOuest
Subventionnée par la Commission européenne, l’intiative  Fairtrade Towns regroupe un millier de collectivités  qui s’engagent à mettre en oeuvre un politique de commerce équitable : acheter des produits issus du commerce équitable, sensibiliser leurs concitoyens, et en proposer des actions concrètes sur leurs territoires sont parmi les engagements qu’elles doivent tenir pour obtenir ou conserver ce fameux label. Pour cela, elles mettent en Å“uvre des objectifs en partenariat avec les acteurs locaux (commerçants, associations, entreprises, citoyens). Ces démarches sont à l’oeuvre dans toute l’Europe et dans le reste du monde aussi : au Royaume-Uni, en Belgique, en Irlande, Hollande, Allemagne, Autriche, Espagne, Italie, Norvège, Suède, Finlande, Danemark, Canada, États-Unis, Australie et Nouvelle-Zélande. En France, Max Havelaar, la fédération Artisans du Monde et la Plate-forme pour le Commerce Equitable ont lancé conjointement l’initiative qui se décline depuis janvier 2009 en « Territoires de commerce équitable » avec seize collectivités pilotes.
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Destiné à l’habitat collectif, aux collectivités et aux entreprises (agriculture, industrie, tertiaire), le fonds chaleur est une initiative de l’ADEME dont l’objectif est de développer la production de chaleur à partir des énergies renouvelables (biomasse, géothermie, solaire thermique …). L ’ADEME prévoit de subventionner entre 50 et 100 installations produisant plus de 1.000 tep (tonnes éuivalent pétrole) par an pour un budget de 50 millions d’euros environ. Pour être éligibles, ces projets doivent permettre de valoriser de la biomasse ou de la chaleur actuellement « perdue »  : chaufferie alimentée par des déchets agricoles pour un site industriel, valorisation du biogaz provenant d’une installation de méthanisation par injection dans le réseau de gaz naturel, géothermie profonde, extension d’un réseau de chaleur alimenté principalement en EnR, raccordement à un incinérateur par un réseau de chaleur, etc.  Sont exclues du cahier des charges les céréales alimentaires, les ordures ménagères, les boues de station d’épuration, les huiles végétales et les substances d’origine animale.
Lien : accéder au cahier des charges de l’ADEME
Voir aussi : fond chaleur renouvelable
Le projet est déjà bien avancé : le PLU de la commune de Rocbaron, dans le Var, est en cours de modification pour intégrer une zone de 10 hectares entièrement dédiée aux entreprises oeuvrant dans le domaine des énergies renouvelables, éco habitat et éco énergies. L’objectif est amibitieux : faire de ce village une zone 100% renouvelable et 0% CO2. En 2010 devrait commencer à fonctionner une ferme photovoltaïque de 12 ha – les terrains sont en cours d’acquisition – capable de produire l’équivalent du tiers de la consommation d’électricité de la commune. Représentant un investissement de 12 ME, elle sera réalisée avec une entreprise de Güssing, village autrichien d’environ 3000 habitants qui fonctionne entièrement aux énergies renouvelables et où l’on trouve le Centre Européen des énergies renouvelables.A plus long terme – Jean-Claude Félix, maire de la commune, ancien cadre du groupe HAVAS, souhaite que soit réalisé pour la fin de son troisième mandat en 2014, une usine de cogénération d’électricité par méthanisation et distillation du bois. Située à proximité d’une nouvelle zone d’habitation de dix hectares, l’usine fournira aux logements l’eau chaude et le chauffage. Une usine équivalente existe à Güssing : Elle consomme 20 000 tonnes de bois par an, génère 13 ME de ressources pour la commune et donne du travail à près de 300 personnes. Source : Nice Matin via monaco.maville.com
C’est à l’initiative du Conseil Régional de Bretagne qu’on été remis, fin janvier, les trophées « Zéro Phyto », qui récompensent les communes dont les services se sont débrouillés avec un minimum de recours aux produits phytosanitaires pour désherber. La région avait mis en place une charte et un plan communal de désherbage qui ont été mis application notamment par les dix communes qui ont reçu ce trophée. Le plan posait des questions pertinentes sur lesquelles les élus communaux se sont penchés : doit-on désherber partout ? Quelle est la place de la végétation spontanée sur nos trottoirs ? L’objectif était donc d’adopter des solutions de substitution à l’emploi systématique des herbicides chimiques dans les espaces publics.
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