Les Côtes d’Armor, département agricole, département écologique ? En cette époque agitée le raccourci paraît malheureusement trop vite établi : la Bretagne reste la spécialiste de la production intensive, ce qui n’empêche pas des initiatives de plus en plus nombreuses de se manifester. La chaine Demain nous a concocoté un reportage passionnant sur l’éco hameau de Plumaudan, où les maisons en paille viennent démontrer la pertinence d’une chaine agricole qui pourrait retrouver, comme en d’autres temps, une cohérence complète englobant l’alimentation, la nature, l’habitat, la société. A découvrir sans plus attendre, en vidéo, la visite de la maison de Pascal Thépaut, spécialiste de la construction en paille depuis plusieurs années, et les commentaires d’artisans convertis à la construction écologique  : http://www.cg22.fr/index.php?id=39


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Freiburg (Allemagne), Dongtan (Chine), Auroville (Inde) : autant de projets, parmi tant d’autres encore, a priori irréalistes, conçus pour la nature et le bonheur, et déjà colonisés par des dizaines de milliers d’habitants. C’est à la fin de ce mois qu’aura lieu à San Fransisco le sommet mondial des ecovilles, le World Ecocity Summit ! Complètement inscrit dans son époque, le sommet n’a qu’une ambition : sauver la terre grâce aux villes, aux éco villes bien sur. Parmi les conférenciers qui se produiront, le fameux Paolo Soleri présentera l’entreprise de sa vie : bâtie au coeur de l’Arizona, la communauté d’Arcosanti héberge des formations pratiques aux arts de la vie. Agriculture en permaculture, scuplture, céramique, ne sont que prétextes à faire fonctionner un quartier surgi du désert qui peu à peu prend l’allure d’un village pensé pour l’avenir. Concentré et efficace, il préfigure un usage rationnel des resources naturelles, selon les principes d’intégration dans une nature qui doit être bouleversée au minimum. Une entreprise qui s’affirme, avec un objectif d’accueil de 5000 habitants , comme une alternative durable au modèle urbain du “suburban sprawl”, ces fameuses banlieues tentaculaires qui envahissent, après les USA et l’Europe, toute la planète. Avec à ce jour une centaine d’habitants permanents et plusieurs dizaines de milliers de voyageurs par an, le site fonctionne… grâce aux revenus générés par le tourisme de masse…

A voir :


ecoartisan.jpgFaut-il le rappeler ? Responsable de 26 % des émissions de gaz à effet de serre, le secteur du bâtiment reste, en France, le plus gros consommateur d’énergie, avec les transports. C’est dans ce contexte que la CAPEB, confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Batiment, vient de créer le label “eco-artisan”, marque déposée régissant les règles d’un marché juteux où tous les coups sont permis : le label permettra, grâce à des critères souhaitons le assez strict,  d’apporter aux artisans qui choisissent des méthodes écologiques d’en faire une publicité objective.

LIRE LA SUITE : Eco-construction : la CAPEB crée son label eco-artisan


luma.jpgTextiles are about people : Le textile, et les peuples, tel est la profession de foi de Luma qui rappelle sur son site que l’industrie fait travailler 1/6e de la population mondiale. Après les tshirts, pantalons, sous - vêtements, chaussures, le commerce équitable s’attaque au dernier bastion du confort moderne, sans compromis : la marque londonnienne Luma tisse et assemble satins, soie, lin, coton, laine, angora, melino, le tout à partir de matières premières biologiques fournies par un  partenariat équitable comme il se doit,  en lien étroit avec des communautés rurales, notamment au Pérou et en Inde. Les produits de la marque, couvertures, coussins, et autres  draps de luxe, vous protègeront  des rigueurs de l’hiver dans cet hémisphère nord où le chauffage central sera peut être bientôt à ranger au doux  rayon des souvenirs…

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newyork-bankofamerica.jpgCogénération, Lumière naturelle et courants d’air, espaces organiques, tels sont les arguments des architectes de l’agence New Yorkaise CookFox, qui achèvera d’ici la fin 2008 la direction des travaux du futur building de la Bank of America, à Manhattan. Certes, avec une hauteur de 55 étages, le bâtiment sera l’un des plus élevés de New York et on ne peut à ces hauteurs se passer du béton armé. La certification LEED que le bâtiment prévoit de satisfaire devra donc s’attarder sur d’autres caractéristiques écologiques au coeur d’une ville de bureaux d’acier et de verre.

Cogénération : 4.6 Mw !

70% des besoins en électricité du building seront fournis par l’usine de cogénération, installée aux sous sols d’une structure impressionnante : la chaleur récupérée par les réseaux qui parcourent les étages sera, en période chaude, utilisée pour faire fonctionner un échangeur thermique, afin de gagner encore des sous sur la climatisation, indispensable au fonctionnement correct des neurones de milliers de cols blancs qui tous les jours viendront peupler cette ville nouvelle. C’est d’ailleurs sur ce point que se développe l’argumentation de Rich Cook, interviewé par Newsweek : situé près des lignes de métro, il permettra à ses occupants de bénéficier des transports en commun pour rejoindre les très énergivores “suburbs”, où l’étendue des zones pavillonnaires impose l’utilisation exclusive de l’automobile.

Récupération de eaux de pluies, toilettes sans eau, sont d’autres des éléments indispensables d’une politique qui n’oublie pas le principal : la toiture végétale, principe appliqué à grande échelle en Allemagne, par exemple, atténura les variations et pics de température des zones urbaines. Encore à l’étude sont les projets encore plus avancés de conversion des déchets alimentaires en électricité par digestion anaérobique !!

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Vous connaissez le principe du dôme géodésique, assemblage de polygones formant une yourte semi sphérique. Peu couteux, efficace, ce principe d’architecture offre l’avantage d’une structure résistante aux précipitations et facile à chauffer. Mais tels ne sont pas le objectifs primaires à l’hôtel Elquidomos, planté à 500 km au Nord de Santiago, dans les Andes Chiliennes, connues pour leur pureté astronomique : le ciel en ces altitudes est l’un des moins polluées de la planète, notamment au niveau de la luminosité nocturne : les astronomes et amateurs d’étoiles s’y régaleront, sur un lit au deuxième étage directement connecté au ciel par la verrière faisant office de clé de voute. Des sorties d’observations sont bien sur organisées par les gérants de cet hôtel hors du commun, en fonction des phases de la lune.

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Une famille de 4 personnes dépenserait 2740 euros par an en électricité, selon Pierre-Gilles Bellin, auteur de plusieurs livres sur l’habitat bio-écologique, ou 390 euros pour un couple économe.
Quelques exemples : vos ampoules classiques vous coûtent en consommation électrique 173 euros par an, votre sèche linge 100 euros, votre écran plat 59 euros, votre ballon électrique pour l’eau chaude 555 euros….

Vous ne pensiez pas en être là ?

Peut être avez vous déjà mis en place les 10 recommandations de Mr Bellin pour réduire la facture…

  LIRE LA SUITE : L’habitat bio, écologique et économique


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