Le froid donne des ailes à EDF, qui n’arrive plus à approvisionner (les radiateurs électriques fonctionnent grâce aux centrales au fioul … et à l’importation de courant de l’étranger : vive le nucléaire !) un réseau de plus en plus fragile : alors que lundi 5 janvier 2009, s’établissait un nouveau record historique (90000MW contre 89000 l’année dernière), le Réseau de distribution (RTE) apelle aujourd’hui les bretons à couper ce soir leurs appareils électriques pour éviter le blackout. C’est la première alerte rouge sur l’approvisionnement en électricité de la Bretagne. L’initiative de surveillance de la consommation à l’origine de cette alerte a été mise en place depuis novembre et avertit par email ou sms plus de 6000 foyers qui se sont  inscrits sur le site ecowatt. La sonnette d’alarme avait été tirée pour la première fois en décembre auprès des 3500 abonnés. Ils sont 6300 aujourd’hui. Un chiffre encourageant mais pas encore suffisant. « Il faudrait 10 000 à 20 000 inscrits pour qu’on commence à sentir quelques effets ». Et 100 000 personnes qui modèrent leur consommation pour régler le problème des pics de consommation, estime Didier Beny.

Partout en France, la consommation d’électricité connait des pics important en raison de la vague de froid. Mais la Bretagne produit seulement 7% de sa consommation d’électricité. L’éloignement géographique des sites de production, le manque de lignes à haute tension, la part plus faible qu’au niveau nationale de l’utilisation du gaz pour se chauffer, expliquent notamment cette situation. En décembre 2007, peu avant Noël, les Bretons avaient déjà frôlé la rupture d’alimentation à cause d’une pointe record de consommation énergétique.


Dans l’ultime quête énergétique que poursuit actuellement notre civilisation assoiffée, de nombreux écologistes, comme le très sérieux James Lovelock, affirment très clairement leur préférence pour le recours à l’énergie nucléaire, l’une des plus propres en termes d’émissions de CO2. Leur raisonnement, soutenu par le principal argument d’une énergie produisant d’extraordinaires rendements, est toutefois régulièrement battu en brèche par d’autres écologistes qui mettent en avant le problème de déchets, entre autres. Et depuis quelques jours, un nouvel argument vient taper droit au coeur, sur le problème du CO2 que soi disant le nucléaire aurait permis de résoudre. Une étude australienne vient de démontrer que l’extraction du minerai d’uranium est de plus en plus couteuse. Tout comme pour le pétrole, l’uranium est épuisable et les gros filons du nucléaire seraient déjà exploités avec perspective de déclin des possibilités d’extraction à moyen terme.

LIRE LA SUITE : Energie nucléaire, pas si simple


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Alors que le Kosovo, quelques jours après sa déclaration unilatérale d’indépendance, commence à jouir de la reconnaissance de nations du monde entier, nous nous penchons sur le cas d’une autre nation plutot jeune, où la liberté a eu le temps d’exprimer ses vertueuses propriétés : L’Irlande, république depuis 1921, vit aujourd’hui sous de meilleurs cieux -autant en termes économiques que de mesure du bonheur-  après un long purgatoire de plusieurs siècles. A Dublin, les politiques ont eu le temps d’essayer toutes les combines du pouvoir, des affaires de financement de parti aux participations de l’ancienne présidente, Mary Robinson, aux instances internationales en tant que Haut Commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme (de 1997 à 2002). La semaine dernière,  John Gormley, ministre Irlandais de l’Environnement, inaugurait un nouveau genre : il propose d’instaurer en Irlande le droit de regard sur ses installations nucléaires de Grande Bretagne. Tout en militant pour conserver l’Irlande vierge de toute installation nucléaire, il souhaite, tout en respectant le droit souverain de la Grande Bretagne à choisir son alimentation énergétique, instaurer un système de surveillance Irlandais sur les centrales Anglaises, comme celle de Sellafield, de l’autre coté de la petite mer d’Irlande (photo ci dessus).

Source : The Oserver, “Dublin wants right to inspect UK nuclear stations”
Crédit Photo : WikiPedia / Visitcumbria.com


Alors que les mésaventures (coupures intempestives,  factures à la  hausse chez les nouveaux clients) des clients d’EDF et de ses concurrents se multiplient, la question se pose de la continuité du service public de l’électricité. EDF, dont les profits explosent, est de plus en plus vivement critiqué pour sa gestion des budgets de recherche et son anticipation  hasardeuse du vieillissement du parc nucléaire, qui selon le réseau Sortir du Nucléaire, ne suffit plus à la production nationale : depuis octobre, la France importe de l’électricité pour alimenter les résistances des millions de radiateurs à convection déployés en masse depuis des dizaines d’années. De leur coté, les fournisseurs alternatifs se font discrets mais efficaces. Poweo, qui revendique son implication écologique, est l’un des premiers constructeurs de centrales thermiques (au gaz) en France. Heureusement, quelques projets de parcs éoliens et centrales solaires sont venus sauver la mise.

LIRE LA SUITE : Dérégulation du marché de l’électricité, mauvaises et bonnes surprises


une-canard-enchaine.gifJeudi dernier, 10 aout, nous choisissions de publier le communiqué du collectif Sortir du Nucléaire, relatif à l’incident qui s’est produit dans une centrale nucléaire, à Forsmark en Suède. Vu l’ampleur de l’incident, que certains commentateurs n’ont pas hésité à comparer à l’accident de Chernobyl, nous avions décidé, au delà de notre propre réticence face au nucléaire, de relayer les interrogations légitimes d’une grande partie de la population française face aux incontestables dogmes du lobby du nucléaire dans l’hexagone. Avions nous raison ? L’énergie nucléaire n’est elle pas indispensable ? Est-elle si dangereuse qu’on ne l’imagine ? Dans tous les autres pays, le débat est ouvert. En France, il ne se limite qu’à certaines aires médiatiques peu empruntées. Le Canard Enchainé, sous la plume de Louis Marie Horeau, publiait mercredi 9 aout un article tout aussi inquiétant intitulé : “Réactions en chaîne”. On y apprend qu’un incident similiaire à celui du 25 juillet à Forsmark s’est déjà produit en France, en 1986, à la centrale de Bugey. Et que la réaction que fut celle des autorités françaises laisse à penser qu’il y a vraiment de quoi s’inquiéter. Alarmant.

LIRE LA SUITE : Nucléaire Suédois et silence Français : la suite…


L’incident qui a eu lieu récemment dans une centrale nucléaire suédoise n’était pas anodin : selon de nombreux commentateurs, on est passé pas loin d’un nouveau Chernobyl. Le réseau Sortir du Nucléaire, fédération d’associations militant contre l’utilisation de cette source d’énergie couteuse et dangereuse (mais peut on s’en passer ?), publiait hier un communiqué informatif pour pallier au manque de couverture de ce sujet par les médias français. Nous avons choisi de publier ce communiqué pour balancer un tant soit peu l’optimisme des médias et insitutions françaises sur la question pas simple de l’énergie nucléaire (crédit photo : Centrale nucléaire de Forsmark, in World’s Largest Power Plants).

LIRE LA SUITE : Energie nucléaire : il va falloir mieux surveiller les centrales


Chaque époque a ses angoisses, marquées parfois par de généreuses mises en musique. En 1985, la famine en éthiopie inspirait ‘Chanteurs Sans Frontières’, collectif à l’initiative de Renaud qui regroupa les plus grands noms de la chanson française sur le 45 tours “SOS Ethiopie”.. A l’époque, les profits furent reversés à Médecins Sans Frontières. Depuis 1989, le relais est assuré par les tournées des ‘Enfoirés’, dont le concert annuel permet de regonfler la trésorerie des Restos du Coeur, célèbre association de distribution de repas montée en 1985 par le regretté Coluche.

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