L’entrprise multi milliardaire Total a décidé de participer à Futurol, projet de recherche et développement de bioéthanol de deuxième génération permettant notamment de valoriser l’énergie stockée sous forme de déchets végétaux. Associant les principaux acteurs français des secteurs de la recherche, de l’industrie et de la finance impliqués dans ce secteur d’activité, Futurol vise à mettre au point et valider industriellement un procédé de production de bioéthanol par fermentation de biomasse ligno-cellulosique non alimentaire.
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Souvenez vous en 2006, le pari avait des allures d’espoir, promettant au monde du transport une démonstration de pertinence pour les bio carburants. 2 ans plus tard, le trimaran de 24m au design futuriste EarthRace a fait son tour du monde en 60 jours et 23 heures, propulsé uniquement au biodiesel. Parti le 27 Avril 2008 de Sagunto en Espagne, il accostait à son port d’attache le 27 juin après un tour du monde par l’ouest : atlantique, panama, hawaii, iles marshall, singapour, suez. Avec une autonomie de 13000 milles nautiques (24000 km) à la vitesse de 6 noeuds, ou encore 2,000nm (3,700km) à 25 noeuds pour un plein de 10000 litres, le navire a consommé ses dizaines de milliers d’un carburant qui aujourd’hui est controversé à cause de la concurrence que sa production engendre face aux défis de l’agriculture alimentaire.
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Alors qu’en Belgique vient de s’ouvrir , sous la marque TOTAL, l’une des premières station à hydrogène d’Europe, il reste aux clients à trouver des véhicules adaptés. Le PDG Total Belgium, Miguel del Marmol, explique ainsi la position du groupe pétrolier français : ” Avec cette nouvelle station, Total démontre que la distribution d’hydrogène peut parfaitement s’intégrer dans une station-service autoroutière”. Le site de Ruisbroek distribue de l’hydrogène liquide stocké à -253 °C dans un réservoir aérien et ravitaille notamment les véhicules de démonstration de BMW. L’installation a cependant été conçue pour permettre d’envisager la distribution d’hydrogène gazeux pour d’autres véhicules (bus, voitures) en fonction des développements dans ce domaine. Total et BMW collaborent d’ailleurs dans le domaine de l’hydrogène depuis 2006. Dans ce cadre, Total a construit et rendu opérationnel trois stations-service hydrogène pour la flotte Hydrogène 7 de BMW, dont le nombre d’exemplaires se compte… Presque sur les doigts d’une main (il existe une centaine de ces modèles en circulation, aux mains de personalités diverses).
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L’association Roule Ma Frite, née à Marseille, ne se contente pas d’inaugurer un nouveau système de distribution des carburants. Innovante, Roule Ma Frite développe ses activités non lucratives sur le principe de la décroissance : utilisez votre voiture au minimum est le message principal rabaché sur le site de l’association qui a lancé sa notoriété sur un principe très simple.
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Pour ceux qui n’ont pas reçu notre lettre d’info de cette semaine, en voici les quelques lignes, commentées de nouvelles remarques. Vous l’avez compris, l’actualité s’est accélérée : depuis plusieurs années, ecolopop développe une analyse souvent très partisane, centrée sur l’imminence probable d’un choc pétrolier qui pourrait très bien être le dernier de tous les temps, et dont les conséquences vont affecter tous les rouages de la civilisation occidentale. Aujourd’hui, heureusement (pour nous les sensibles, écologistes et quelques scientifiques) ou malheureusement (pour nous les riches, véhiculés, télévisés, modernes), l’évidence durcit son verdict, avec un baril qui se ballade de record en record (123$ ce jour). Comme le dit Richard Heinberg, IT’S HAPPENING. Au fil des billets, nous vous avons fait découvrir de nombreux autres spécialistes de la question, parmi lesquels Matthew Simmons, JH Kunstler, David Strahan, Colin Campbell, qui tous ont cette particularité étrange de s’intéresser précisément à cette hasardeuse question de l’imminence du Peak Oil que nous avons suivi depuis l’ouverture du blog… Gardons nous toutefois de quelque triomphalisme.
Desespoir ou délivrance ?
Premièrement, la cure de désintoxication, si elle s’avère bonne pour la planète, présente à court terme de tristes perspectives. Pour le plus grand nombre d’entre nous, la pénurie de pétrole, c’est pas très joyeux : il faut s’attendre à des mois difficiles si le choc se durcit, ce qui est envisageable. A contrario, on peut se tromper (ce serait dommage pour la planète) : il reste toujours de nombreux et très sérieux commentateurs défendant les thèses d’un choc temporaire, étayé par les abondantes réserves de pétrole bitumeux du Canada notamment. Il y a presque un an, les éditos du magazine économique Challenges développaient une série d’articles avec en couverture un titre moqueur : “le mythe de la pénurie“. On y lisait notamment “La peur de manquer de pétrole ne date pas d’hier ! Dès 1920, les premières Cassandre se sont fait entendre. Les réserves prouvées de l’époque permettaient d’atteindre péniblement 1950. Entre-temps, la consommation a été multipliée par plus de 40 ! ”
Ce qui était vrai il y a an l’est encore aujourd’hui. Il y a plein de raisons “d’esperer ” (il y a encore plein de pétrole) et quelques unes de “s’inquiéter” (y’a plus). Le verre est il à moitié vide ou à moitié plein ? A ecolopop, nous nous sommes fait une spécialité de l’actualité environnementale, qui de toute façon à terme devra bien se raccrocher avec le seul avenir possible, qu’un simple mot résume : sobriété.
La Lettre du 1er mai
L’actualité s’est accélérée ce mois avec une avalanche de confirmations d’une réalité géologique qui se durcit de jour en jour : la production de pétrole ne suit plus la demande, les prix se sont envolés entre 115 et 120 dollars le baril. Parallèllement, la facture alimentaire s’est alourdie au point de mettre en péril la paix civile dans de nombreuses régions du monde. Mais heureusement la prise de conscience est à la hauteur de ces défis : l’hebdomadaire Newsweek <http://www.ecolopop.info/article/newsweek-cover-whos-the-greenest-of-them-all> fait le point cette semaine sur les avancées en matière d’écologie, science qui est passée d’un état de loisir confidentiel à celui d’enjeu planétaire du 21e siècle.
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Jusqu’à il y a peu, le discours officiel des dirigeants du plus gros producteur d’or noir de la planète tenait en ces quelques principes : ne vous inquiétez pas pour la resource, on en a pour 20 ans. Mais depuis que les prix montent en flèche, et que l’OPEP malgré ses rassurantes incantations n’arrive pas à calmer les marchés, les langues se délient, au plus haut niveau. C’est en effet le roi Abdullah, qui trône sur l’Arabie Saoudite, qui vient de révéler l’existence de champs pétroliers qu’il souhaite ne pas exploiter, afin de préserver la resource pour l’avenir. Et ce malgré les misérables appels répétés de George Bush représentant la fière Amérique. Voilà enfin, après plusieurs décénnies de surconsommation effrenie, un premier espoir de modération venant de la source. Lisez le en VO (source : Saudi Press Agency) : “I keep no secret from you that when there were some new finds, I told them, ‘no, leave it in the ground, with grace from god, our children need it’,” King Abdullah said in remarks made late on Saturday.
Alors que la fièvre des 100$ le baril, qui il y a une semaine illuminait les lendemains du réveillon, s’estompe brutalement (variations de l’ordre de 7$ en une semaine), il est intéressant de se pencher sur l’avis des “clairvoyants du Peak Oil”, de plus en plus nombreux, qui soutiennent la théorie selon laquelle les réserves de pétrole de la planète auraient atteint leur niveau critique depuis 2006. Loin d’attribuer la hausse des cours à une hypothétique dynamique de spéculations, ils s’en tiennent aux faits : alors que la demande augmente, la production a du mal à suivre. C’est une logique de fondamentaux, explique Philippe Chalmin, spécialiste des matières premières, enseignant à l’université Paris Dauphine, dans un chat avec les lecteurs du quotidien Les Echos : “[...] pour certains produits on doit introduire effectivement une autre dimension, celle de la rareté : c’est le cas du pétrole qui disparaitra vers la fin de ce siècle [...] “. Philippe Chalmin, contrairement à Matthew Simmons, ne croyait pas encore, ce 12 juin 2006, à l’imminence du Peak Oil. L’Américain de son coté, fait partie de ceux qui aujourd’hui “clouent le cercueil” des théories de l’abondance représentées par “les opposants du Peak Oil”. Faut il déjà y relever d’étonnantes analogies avec les progressions récentes de l’évidence scientifique du réchauffement climatique ? Depuis quelque temps les ingénieurs et dirigeants en poste à la tête de certaines compagnies pétrolières ont rejoint les opinions des “anciens”, les retraités qui depuis des années “peuvent parler”. Thierry Desmarest, PDG de Total, et le PDG de ConocoPhilipps s’étaient sont penchés sur le sujet avec un objectif : “encourager la sobriété“. Depuis février 2007, Christophe Margerie a pris la suite de la direction générale de Total après le départ de Thierry Desmarest. Christophe Margerie n’a pas peur des mots : le PEAK OIL est imminent.
