Lancé par www.toulousethic.fr, un média alternatif et solidaire sur le web, le Festival de l’image Allant Vert sera “vert” du clap de début, à la soirée de remise des prix. Les vidéastes de la France entière avaient jusqu’au 15 mars 2009 pour envoyer leurs vidéos d’une durée maximale de 5 minutes dans l’une des trois catégories : film d’animation, film de fiction ou reportage journalistique. Les vidéos seront publiées en ligne ce mercredi 1er avril pour recueil des votes internautes jusqu’au  27 mai : la vidéo qui créera le buzz sur internet remportera un prix 100 % éthique ! Le réalisations seront également soumises à un jury de professionnels de l’audiovisuel présidé par la marraine du Festival, Marie-Monique Robin, journaliste-réalisatrice du documentaire « Le monde selon Monsanto », qui désignera les meilleures vainqueurs de chacune des catégories.

“C’est un festival unique en son genre en France, personne n’avait encore eu l’idée de sensibiliser au  développement durable sans se prendre au sérieux”, souligne Franck Châtelain chargé de communication à l’Ademe partenaire du Festival, “l’autre raison pour laquelle nous soutenons ce festival c’est la volonté de Toulous’Ethic d’en faire un événement éco-responsable.” 

En cohérence avec le message du festival, rien n’est laissé au hasard en ce qui concerne l ‘organisation de l’événement. Choix des partenaires et des prestataires, tous engagés dans une démarche durable (imprimeur ISO14001, traiteur bio, soutien du réseau des Biocoop et d’autres enseignes vertes de la région mais en France etc), l’équipe s’est même engagée dans réalisation d’un éco-bilan du festival et d’un Bilan Carbone.

 

 


La voici enfin : l’adaptation cinématographique du livre du Nicolas Hulot,  écho francophone au succès planétaire du film d’Al Gore, continuation d’un travail déjà largement entamé, est annoncée pour Cannes 2009. C’est l’hebdomadaire Terra Economica qui publie l’information avec une interview où Nicolas Hulot pousse un nouveau coup de gueule dont la pertinence fera bouillir de rage ses nombreux détracteurs. Et ce que l’on retient du message que l’homme souhaite délivrer aujourd’hui, c’est une impatience croissante face à une question désormais largement médiatisée, mais selon un mode trop doux, pas assez radical: “Je déplore l’abus que l’on fait du terme “développement durable. J’ai parfois l’impression qu’il ne s’agit plus que d’une camomille mielleuse destinée à nous faire ingérer nos excès“, explique-t-il dans cet entretien. ”Quand j’entends qu’on veut installer un circuit de Formule 1 +durable+ à proximité de Paris, j’ai un peu la nausée“, ajoute-t-il.. Nicolas Hulot apelle en effet à un bouleversement de nos habitudes de consommation, bouleversement qu’ici sur ecolopop nous essayons d’anticiper de manière optimiste. Nioclas Hulot prend ainsi partie pour l’instauration de taxes écologiques, comme la fameuse taxe Borloo, qui fait encore tant débat alors que de nombreux commentateurs, comme le plus célèbre d’entre eux, Jancovici, s’accordent à retenir cette solution comme seule possibilité d’anticiper correctement les chocs à venir.


age-stupid

Le film d’Al Gore, Inconvenient Truth, était il assez effrayant pour convaincre les politiques ? L’homme, récompensé par le prix Nobel, a eu le mérite de mettre au grand jour le péril écologique que les scientifiques ont encore évoqué la semaine dernière à Copenhague. Mais il restera, comme avec Nicolas Hulot et son implication dans la présidentielle, un arrière gout de mal digéré : en France, le Grenelle de l’Environnement a peut-être soulevé quelques problématiques intéressantes, et de nouvelles lois donneront sans aucun doute  des incitations sérieuses aux bonnes volontés. Mais le problème de fond n’es pas résolu, et notre civilisation de “drogués au pétrole”, que dénonce avec force le polytechnicien Jancovici, n’est pas prête à mettre un coup d’arrêt à ce désir de croissance qui pourrit les ambitions des plus modestes défenseurs de ce qui reste de lucidité.

Lucidité ou stupidité, telle est la question.

Le film “The Age of Stupid” (”L’ère de la stupidité”), qui aborde la question du changement climatique et de notre absence de réaction, a été présenté samedi  dans un chapiteau fonctionnant à l’énergie solaire et retransmis par satellite dans 70 cinémas du pays.   Les organisateurs de cet évènement comptaient sur 16.000 personnes pour assister à cette première, mais ont volontairement découragé tous ceux qui auraient voulu venir à Londres pour le voir, afin de réduire la pollution que causerait leur déplacement.

L’acteur principal, Pete Postlethwaite est arrivé à bord d’une voiture solaire pour cette première à laquelle assistaient également l’actrice Gillian Anderson, la styliste Vivienne Westwood -venue à vélo- et le ministre britannique de l’Energie et du Changement climatique Ed Miliband.  Dans ce film Pete Postlethwaite joue le rôle d’un vieil homme vivant seul en 2055, regardant des images d’archives datant de 2008 et se demandant pourquoi personne n’a agi pour arrêter le changement climatique. La réalisation de ce film qui sera présenté le 20 mars a duré trois ans et demi avec un budget de seulement 500.000 euros provenant d’investisseurs individuels.

Lien : The Age of Stupid


Refusant l’électricité publique,  s’interdisant la possession d’ automobiles, considérant la vitesse comme une perte pour l’homme, abordant les études secondaires avec parcimonie car considérées comme “mondaines”, les membres de la communauté Amish, aux USA (Ohio, Iowa), font preuve d’une remarquable vision des progrès technologiques, qu’il sont loin de négliger.  “nous ne souhaitons pas stopper le progrès, simplement le ralentir“, affirmait Howard Rheingold, membre de la communauté Amish. La technologie des Amish, avec un minimu de pétrole et d’ electricité, ne fait pas l’impasse du progrès, bien au contraire  :  cette moissoneuse à cheval témoigne d’un progrès on ne peut plus durable !


Voir aussi :

Projection de documentaire,  suivi d’un débat en présence de la réalisatrice Brigitte Chevet et de Michel Marzin ancien technicien du CEA
Cinéma le Chapeau Rouge, Quimper,  Mercredi 11 février 2008 à 20h30
Organisée par les associations Gros Plan et Sortir du Nucléaire Cornouaille

A l’heure où l’annonce d’un nouveau chantier d’EPR soulève des nombreux remous, Quimper revient sur la rocambolesque aventure du nucléaire breton, dont Plogoff et Brennilis sont les bien curieuses illustrations d’une filière hasardeuse. Ce mardi soir sera l’occasion d’une diffusion publique d’un documentaire sur une période bien troublée et lourdes d’inconnus  de la vie d’une centrale : le démantèlement de la centrale de Brennilis, dans les Monts d’Arrée, illustre les difficultés à gérer la fin de vie des centrales nucléaires présentées par les industriels comme l’une des alternatives les plus écologiques aux énergies fossiles !!

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LIRE LA SUITE : Brennilis, une centrale qui ne voulait pas s’éteindre


Après la vérité qui dérange, voici la vérité en face.

« J’affirme haut et fort qu’on peut produire autrement, durablement, des denrées alimentaires de haute qualité sanitaire en quantité suffisante, avec des performances économiques bien supérieures aux méthodes industrielles, pour peu qu’on cesse de remplacer les paysans sur la Terre par des molécules chimiques. » C’est par ce constat que commence le film de Jean-Paul Jaud qui sortira en salles le 5 novembre prochain

-Chaque année en Europe, 100 000 enfants meurent de maladies causées par l’environnement.

-70% des cancers sont liés à l’environnement dont 30% à la pollution et 40% à l’alimentation.

-Chaque année en France, on constate une augmentation de 1,1% des cancers chez les enfants.

-En France, l’incidence du cancer a augmenté de 93% en 25 ans chez l’homme.

Le film raconte l’histoire du village de Barjac, dans le Gard, au pied des Cévennes, où le maire a décidé de faire face en faisant passer la cantine scolaire en Bio. Ici comme ailleurs la population est confrontée aux angoisses contre la pollution industrielle, aux dangers de la pollution agro-chimique. Ici commence un combat contre une logique qui pourrait devenir irréversible, un combat pour que demain nos enfants ne nous accusent pas.


Voir aussi :

Financé par Pinault, coproduit par Luc Besson, un scénario simplissime de Yann Arthus Bertrand, suite de prises de ses célèbres vues du ciel : Le prochain film à sensation sur la planète, HOME, sortira dans un an, le 9 juin 2009. Dans la même trempe que la Vérite qui Dérange d’Al Gore, la 11e heure de Leonardo di Caprio, ou encore Un Jour sur Terre, Home aura pour principe de mettre en valeur la beauté d’une planète dont on ne dira jamais assez, par tous les moyens, qu’elle est en danger.

LIRE LA SUITE : Home de Yann Arthus Bertrand


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