Comment lutter contre la puissance de communication de grandes entreprises comme Monsanto ? En employant les mêmes méthodes : le marketing viral. C’est exactement ce qui est en train de se produire, grâce au phénomène de Buzz,  en faveur d’un documentaire sur l’une des multinationales les plus controversées de l’époque, qui sera diffusé sur Arte le 11 mars prochain. Il y a eu les scandales du tabac, de l’amiante, l’alliance des compagnies pétrolières contre l’évidence du changement climatique, et il y aussi tout le domaine de l’agriculture, largement corrompu par cette branche de l’industrie pétrolière que représente la “chimie verte“. Monsanto, entreprise crée aux USA en 1901, traine un sulfureux passé de connivences avec des molécules pas toujours très catholiques : aujourd’hui, cette puissante et opaque organisation est spécialiste des pesticides et semences génétiquement modifiées, et excelle dans les opérations de lobbying et jeux d’influence. En réponse à ce professionnalisme, Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice, signe un ouvrage qui sort le 6 mars prochain,  accompagné du documentaire sur arte évoqué ci dessus : une parfaite synchronisation pour quelques vérités incomfortables, comme disait un certain Al Gore…

LIRE LA SUITE : Arte : Le Monde selon Monsanto


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L’ami n’en n’est pas à son coup d’essai : après Blood Diamond, qui prend la défense des Bushmen,  et de nombreux petisd documentaires  dédiés à l’environnement, c’est un long métrage à sensation qui sort cette semaine sur les écrans de la planète. Leonardo di Caprio a repris le flambeau allumé par Al Gore et lance un nouveau cri d’alarme. Et pour son premier film en tant que producteur, Leonardo Di Caprio  a embauché des personnalités parmi les plus crédibles de la planète : l’ancien président de l’URSS Mikhael Gorbatchev, l’astrophysicien Steven Hawking, l’ancien chef de la CIA James Woolsey, l’architecte William Mc Donough, le généticien David Suzuki, la planteuse d’arbres Wangari Maathai  sont de la partie, interviewés au milieu d’une litanie de séquences de dévastation, qui sont des faits réels bien évidemment. En outre ce sont des dizaines de spécialistes qui y détaillent les problèmes d’environnement du globe et leurs causes, avant d’avancer quelques solutions.  Di Caprio, 33 ans, ponctue leurs interventions, appelant chacun à l’action.

 En Exclu à l’Assemblée Nationale

Comme ce fut le cas pour le film d’Al Gore, le petit dernier de Leonardo sera diffusé à l’Assemblée Nationale : un petit rappel à l’heure où le Grenelle de l’Environnement s’efface dans les mémoires de nos députés chéris. Le film, déjà présenté au Festival de Cannes, sera projeté ce mardi à 19 heures en présence du président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer et de Nicolas Hulot, dont la Fondation est partenaire de cette manifestation.

Une distribution originale 

Pour une fois, on économise des pellicules :  Pour ceux qui souhaitent voir La 11e heure, le film ne bénéficiera pas d’une sortie en salle en europe, mais sera disponible sur Internet en VOD (vidéo à la demande). une belle initiative, et de nombreux discours en perspective. Quand est-ce qu’on avance ? La bande annonce (ci dessous) l’affirme : avec les connaissances technologiques actuelles, nous pourrions réduire notre empreinte écologique de 90%. Nous sommes moins confrontés à des problématiques techniques que de gouvernance. A bon entendeur…

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Image extraite de la bande annonce du film “A Convenient Truth”

C’est après avoir visionné le film d’Al Gore, qui malgré son pessimisme sans appel a réussi son pari de mettre en oeuvre un mouvement de fond, que le réalisateur Jack Guest décidait, il y a de cela un an, de se lancer dans l’aventure. “A Convenient Truth - A film about the World getting Better” est donc une réponse heureuse aux désastres annoncés par Al Gore et ses co-détenteurs du Nobel, les membres du GIEC. La bande annonce du film, visible sur le net, nous remplit de joie et d’impatience. Nous sommes perdus ? Bien sur que non : changer de mode de vie n’implique pas nécéssairement se retrancher en hermite dans une hutte de terre… Voyager en train, ou en bateau : un premier pas. C’est en Suède qu’il trouve son inspiration : le pays a décidé de se passer complètement du pétrole, d’ici 2025. “Nous avons les solutions, la volonté, le savoir-faire”. Inspiré par l’esprit de collaboration à tous les niveaux, Jack Guest signe un reportage sur une révolution en cours, silencieuse et efficace : le peuple suédois, institutions et entreprises (Volvo par exemple) marchent main dans la main vers une véritable indépendance énergétique qui va au-delà des simples questions d’approvisionnement. C’est toute une société qui se convertit, et voilà ici l’un des premiers documentaires sur le sujet.

Source : Environmental Graffiti


Une poignée de militants de l’ONG Les Amis de la Terre, suivies à la trace par une équipe de chez Libération, a mené cette nuit une opération commando au coeur de la capitale. Mission : planter des arbres là où c’est interdit. Haut lieu de cette nuit d’aventures, la Grande Bibliothèque, dont le bâtiment n’est pas vraiment connu pour sa sobriété, avec ses escaliers en bois exotique Ipé d’Amazonie et autres aménagements certes comfortables mais destructeurs  (60 000m2 de bois rare en tout pour ce simple chantier)… Même topo dans 3 ou 4 lieux symboliques comme la Tour Eiffeil. A l’heure qu’il est, le coup d’éclat des Amis de la Terre ne suscite que peu d’échos dans la presse francophone, c’est donc à l’étranger que nous partons, sur le site de l’Association Néerlandaise qui a lancé le mouvement.

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Voir aussi :

jour-sur-terre-2370414_39.jpgLa peur va-t-elle changer de camp ? Après le documentaire d’Al Gore, plutôt rébarbatif en comparaison, voici Un Jour Sur Terre, le premier documentaire nature long métrage appelant à un réveil des consciences contre le réchauffement climatique. Ponctué d’image inédites, il nous fait entrer dans l’intimité des familles d’ours polaires sortant de leur tanière après une longue hibernation, canards prenant leur premier envol, grues migratoires franchissant la chaine de l’himalaya (8000 m d’altitude), éléphanteaux marchant des semaines entières derrière leur mère à la recherche d’eau douce, millions de caribous migrant vers le nord…

LIRE LA SUITE : Un jour sur terre


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Cela fait plus 30 ans que Michael Reynolds, architecte atypique de la région de TAOS (Nouveau Mexique, USA), inventeur du concept des maisons EarthShip, se bat contre les institutions pour faire accepter ses méthodes peu conventionnelles : ses maisons, faites de tout ce que la civilisation rejette (vieux pneux, bouteilles plastiques) , consomment peu, dépensent peu et inventent un monde qui remet en cause les systèmes de distribution et pouvoirs en place. Un défi à l’ordre établi ? Telle est l’ambition de cette entreprise qui se développe en tissant sa toile de constructions tout autour de la planète, y compris récemment en Normandie. Participant dès 1974 aux réunions de l’ONU sur les constructions à bas cout pour le tiers monde, Consultant “recyclage” pour le gouvernement du Vénézuela, voyageant des Iles Andaman en 2005 après le tsunami, ou encore à la Nouvelle Orléans après Katrina, prolifique auteur et conférencier, Michael Reynolds est devenu le héros de sa propre histoire portée au cinéma. Le documentaire Garbage Warrior a été diffusé à Cannes et la sortie officielle est en préparation. En attendant, la prochaine diffusion aura lieu au Festival International du Film de Vancouver, qui présente cette année une sérieuse sélection de films environnementaux. A ne manquer sous aucun prétexte !


1 calorie produite, pour 10 consommées, c’est le bilan de l’agriculture moderne, largement basée sur la consommation de pétrole à tous les niveaux : préparation des champs, ensemencement, apports, traitements, récolte, stockage, transport, distribution… A ce titre, nous l’avons déjà vu dans de nombreux articles, l’imminence du pic pétrolier, marquant le déclin inéluctable de la production de pétrole au niveau mondial, charrie de multiples inquiétudes.

LIRE LA SUITE : Fin du pétrole : premiers signes ?


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