L’encyclopédie virtuelle Ekopedia.org, référence écologique de l’Internet francophone, s’ouvre sur le monde en lançant son projet dans 5 nouvelles langues (anglais, espéranto, italien, polonais et allemand). Créé en 2002, Ekopedia est un projet collaboratif unique qui a permis la création, par des milliers de personnes, de plus de 1600 articles en français. Son objectif est de permettre à chacun de trouver et de partager des solutions pour devenir plus autonomes et agir positivement sur l’environnement. Le projet est conçu autour d’un ensemble de sites Internet (un par langue : http://fr.ekopedia.org, http://en.ekopedia.org, http://it.ekopedia.org…) mettant à disposition des informations structurées autour de 12 thèmes (naître, se loger, se nourrir, se vêtir, se déplacer…) visant à répondre à l’ensemble des besoins des individus. Les visiteurs peuvent contribuer au site en cliquant sur le bouton « Modifier » présent sur chaque page.
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Toujours pas de papier recyclé pour les innombrables pubs “glamour” de ELLE… Mais souvenez vous de Vanessa Lorenzo posant nue pour dénoncer les aggressions contre la planète : c’était dans l’hebdo en mars dernier. Ou encore de Laurie David en avril 2006 : cette fois exceptionnellement on avait eu droit à un numéro sur papier recyclé pour l’édition internationale du magazine féminin.. Cette semaine, Elle remet ça avec une page dédiée aux blogs dans lesquels on retrouve…. Ecolopop, aux cotés de confrères comme Doukyo, à qui nous souhaitions la bienvenue dans le monde des blogs ecolos à son ouverture en février dernier…
Attention toutefois, tout n’est pas rose dans cette édition de Elle qui mentionne aussi un site que nous ne nommerons pas mais dont l’activisme en faveur des pesticides et des OGM est loin des préoccupations écologiques qu’il prétend défendre : vous en saurez plus sur la page du Canard Enchaîné scannée et mise en ligne par le MDGRF, Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures, loin d’être comme il est décrit parfois un mouvement sectaire : contre la vérité, les scandales de l’amiante l’ont montré, les industries sont prêtes à tous les coups pour sauver des parts de marché. Ne vous laissez donc pas berner par cette louable exhaustivité de la journaliste signataire de cette chronique du 29 octobre 2007 : pour rester informé, faites plutôt confiance à ecolopop -et aux recettes végétariennes de Virginie, à qui nous devons sans aucune doute cette soudaine exposition- !

Voir aussi : presse feminine
C’est l’effet Nicolas Hulot, qu’avaient anticipé de nombreuses publications outre-atlantique : L’hebdomadaire Elle consacre cette semaine une vingtaine de pages aux produits bio qui font le bonheur des femmes. On y retrouve, vert(e)s convaincu(e)s, des noms dejà s connus, d’autres surprenants de fraicheur : l’acteur Di Caprio, l’écrivain Eliette Abécassis, la journaliste Daphné Roulier, la créatrice Sonia Rykiel, engageant chacun(e) à leur manière un quotidien fait de mille économies et choix déterminants .Entre produits bio, des couches aux cosmétiques en passant par une alimentation à dominance végétarienne, la tendance est au respect de la nature, sur papier glacé… Il y a encore des progrès à faire…
Nous vous en parlions la semaine dernière : le négationnisme écologique se porte bien (lire aussi les aventures de M. Allègre, ancien ministre d’état). De quoi s’agit-il ? tout simplement, de publier un maximum d’articles et de reportages visant à nier l’évidence du réchauffement climatique avec un objectif ultime : continuer à vendre le maximum de pétrole, pour ramasser un max de dollars. Nous avons trouvé, pas plus tard qu’aujourd’hui, deux publications complètement délirantes, sur les sites de journaux qu’on pourrait croire sérieux. Sérieux, probablement, honnêtes certainement moins. Il s’agit de 2 quotidiens pas franchement centristes : Les Echos et Le Figaro. Ces deux honorables feuilles de choux ont publié, à un moins d’un mois d’intervalle (15 janvier pour les Echos, 26 décembre pour le Figaro), un texte exactement identique, signé d’un certain Edgar Gätner, intitulé “Vers un totalitarisme écologique“. Bien joué les gars. Mais une recherche rapide sur internet met en évidence une misérable entreprise de propagande, initiée par … La société Exxon Mobil (Esso) ! Le cheminement est simplissime : Edgar Gartner ne peut s’en cacher, il est directeur du Forum environnement au Centre for the New Europe (CNE), un ‘think tank’ basé pas très loin du Parlement Européen, à Bruxelles. Et qui retrouve-t-on parmi les financeurs de ce “groupe de réflexion” ? Vos serviteurs : Selon le site ExxonSecrets.org, qui se base sur les bilans comptables d’Exxon Mobil, le Centre for the New Europe de notre cher “journaliste” a reçu des petits dons de quelques milliers de dollars de la part du Big Brother : 40.000$ en 2003, 80.000$ en 2004, 50.000$ en 2005. Inutile de le dire : les tribunes du Figaro et des Echos n’ont pas d’autre but que d’insinuer le maximum de doute sur la réalité du réchauffement climatique, l’utilité du protocole de Kyoto et autres tracasseries environnementales.
Vous nous en excuserez : nous n’avons rien trouvé de mieux, ce soir, pour décrire cet homme providentiel, que cet article sorti d’un blog plutot anonyme, EurSoc. A coté d’un article sur les dernières prouesses de Johnny, Nicolas Hulot est en vedette dans ce qui ressemble à une version anglaise de ce que serait un blog du Canard Enchaîné. Traduction. Pour ceux qui lisent l’anglais l’original est un régal.
“Il ressemble à un épouvantail, mais l’activiste vert Nicolas Hulot pourrait bouleverser les élections présidentielles de l’année à venir”.
LIRE LA SUITE : La Lettre du mois : Nicolas l’épouvantail
A vos kiosques. Cette édition du Nouvel Observateur, datée du 14 decembre 2006, marque une nouvelle étape. tiré à 500 000 exemplaires, l’hebdomadaire qui fêtait en 2004 ses 40 ans d’existence sera le premier en France à proposer à plus d’un million de lecteurs un panorama sans complaisance de l’état catastrophique de notre planète. Nicolas Hulot, encore lui, a été promu rédacteur en chef de cette édition spéciale. On peut accorder à l’homme d’Ushuaia le mérite qui lui revient : cette mobilisation, tardive mais réelle, est sans aucun doute l’une des nombreuses conséquences de l’ultimatum qu’il a lancé aux candidats à la présidence. Car, si nous en doutions, l’homme commence à montrer sa détermination alors qu’approche la date où il va devoir exprimer son choix, retrait ou candidature. Il a en tous les cas clairement exprimé son scepticisme après la signature du pacte écologique par Ségolène Royal : “Tout le monde signe le pacte, c’est parfait, mais on attend désormais du concret clairement énoncé“.
Mobilisation réelle : les médias répondent aussi à une attente de leurs lecteurs. Ils cherchent l’audience, et ont trouvé là un sujet porteur. Il reste à souhaiter que cet engouement réel se traduise par un vote utile. Ce qui ne sera possible que si un candidat suffisament déterminé exprime un programme suffisament ambitieux en matière de conduite des affaires d’un pays qui pourrait bien devenir, si l’affaire continue d’être menée tambour battant, l’un des premiers états écologiques de la planète…
Le slogan des annonces de l’Ademe a traversé l’atlantique et nous revient dans la langue de Shakespeare, en introduction d’un cahier spécial de l’édition du 9 septembre de l’hebdomadaire The Economist. The Heat is On : c’est le titre de couverture du journal qui dédie une dizaine de page à un compte rendu très précis de l’état de la menace. Enfin, il était temps : on ne trouve plus grand monde pour nier le danger. On apprécie toutefois la modération du propos tel qu’il est perçu par les rédacteurs de The Economist : les connaissances scientifiques actuelles, quoique peu controversées, restent floues. Telle que la décrit la dernière publication du IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change), datant de 2001 (le prochain rapport, prévu début 2007, sera bien plus réaliste, et alarmant) l’intensité du réchauffement, dans les années à venir, produira une élévation moyenne des températures à la surface du globe estimée dans une fourchette d’augmentation de 1.4°C à 5.8°C. Mais on s’effraie de la question qui revient sans cesse chez les économistes : la lutte contre le réchauffement vaut-elle la peine, financièrement parlant ? Il se trouve donc des milliers de cols blancs pour penser très sérieusement que le réchauffement climatique pourrait très bien aussi présenter des opportunités, comme par exemple le réchauffement de la sibérie qui pourrait ainsi ouvrir de nouvelles opportunités d’exploitation des resources naturelles jusqu’ici inaccessibles à cause du froid. On frémit.
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