Imprimé sur du papier recyclé, le tout nouveau Guide des restaurants bio 2008, aux éditions La Plage, propose un annuaire de 164 adresses de restaurants privilégiant les ingrédients issus de l’agriculture biologique ou du commerce équitable, dans l’ensemble de la France. Il recense aussi des traiteurs ou des cuisiniers à domicile qui “travaillent avec les produits et la philosophie bio”. Il propose enfin des adresses de cours et d’ateliers de cuisine bio.
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Le Petit Spirou, Kid Paddle, Cédric, Parker et Badger et de nombreuses stars de l’humour ont été rejoints par le WWF et par Greenpeace pour concocter un numéro hors-série exceptionnel du journal “Spirou”.
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Nous évoquions récemment la disparition de l’humanité : le scénario est envisagé non seulement par les romanciers mais aussi par un nombre croissant de scientifiques et observateurs. Leur raisonnement tient la route : on ne peut à la fois nourrir 8 milliards d’humains et une à deux voitures chacun. Alors plutot que de se résigner à laisser doucement se dégrader les conditions de survie d’une majorité d’humains, pourquoi ne pas donner un coup d’arrêt franc à la reproduction endémique de millions de modèles d’automobiles ? Malheureusement, on est mal partis : le modèle occidental d’utilisation intempestive de l’automobile est en train de se répandre à grande vitesse et cela va faire du dégat. Certains espèrent encore mettre un coup de frein, comme Marcel Robert, du collectif antivoitures.free.fr qui publie un ouvrage de 50 pages, téléchargeable gratuitement (PDF). Documenté, citant les sources, l’ouvrage est sérieux et montre que de nombreuses alternatives sont possibles. Après une revue des dégats causés par le développement de l’automobile, Marcel Robert détaille les choix collectifs et individuels que nous pouvons entamer. Avec des examples précis, comme les quartiers sans voiture (Vauban, ville de Fribourg par exemple), voire même la ville sans voitures, incarnée dans l’utopie d’Illichville.
Téléchargement du livre
Pour en finir avec la société de l’automobile (Format pdf, 0,8 Mo)
Après Babar l’éléphant, Timéo l’espiègle, les enfants de parents bien consciencieux pourront se plonger dans les aventures de Poulpia la pieuvre, imaginée par l’auteur illustrateur Pascal Bresson, qui en profite pour créer sa propre maison d’édition, les Editions Chadoré. Destiné aux 5-7 ans, les 2 récits des plongées de Poulpia mettent en scène les situations les plus dramatiques que puisse connaître une pieuvre engagée : océan poubelle pour le premier album, chasse à la baleine pour le deuxième album qui sort ce mois-ci. A l’heure où les causes et combats se succèdent et se chevauchent, Pascal Bresson rajoute une joyeuse couche de couleurs, à distiller en famille.
En savoir plus :
Poulpia au secours des baleines, tome 1.
Textes et illustrations : Pascal Bresson.
Préfacé et parrainé par Nicolas Hulot. Editions Chadoré. 24 pages couleurs, 10 €
Adieu l’humanité ? L’homme court à sa perte ? On peut le croire, si l’on en juge par la course suicidaire du progrès moderne, paradoxalement héritée d’un certain épicurisme que l’on éprouvait à pleines dents dès Louis 15, qui selon la légende, n’hésitait pas à proclamer, dansant le menuet : “après moi le déluge“. Quelques siècles plus tard, cette maxime devenue célèbre semble se prophétiser : il faut l’avouer, la situation contemporaine est intéressante et vive de promesses . Alors qu’un consensus international scientique sonne l’alarme depuis plusieurs années, mettant en garde l’ensemble de l’humanité contre les effets du réchauffement climatique, on ne réagit pas. Que se passe-t-il ? dans les années 80, la mise en évidence du trou dans la couche d’ozone atmosphérique avait déclenché une réaction internationale parfaitement orchestrée qui avait abouti à l’interdiction des gaz responsables, les CFC. Un bel exemple de mobilisation salvatrice. Mais aujourd’hui, il faut l’admettre, malgré les prévisions les plus alarmistes, l’humanité poursuit sa route, telle une voiture lancée à toute allure dans la nuit noire. Comme le disait Jacques Attali, la moindre des précautions serait d’allumer les phares … Selon une étude publiée aux USA dans la revue “Proceedings of the National Academy of Sciences” et menée par Mike Raupach(1) de l’Organisation pour la recherche scientifique et industrielle du Commonwealth (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO) Marine and Atmospheric Research and the Global Carbon Project), les rejets de Gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, sont en forte augmentation depuis 2000. Ces constatations confirment les pires prévisions du IPCC (GIEC), et valident ses modèles les plus catastrophiques.
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On a toujours un peu peur, en évoquant les problématiques environnementales, de recevoir le contre argument du progrès : l’écologie serait une affaire d’obscurantisme, une alliance des réfractaires aux sciences et techniques… C’est par exemple l’argument de Claude Allègre, toujours aussi dangereux lorsqu’il attribue, dans son dernier pamphlet, ces contre vérités calomnieuses et infondées aux initiatives telles que celle qu’a entrepris Nicolas Hulot. A l’opposé, Joel De Rosnay peut se vanter de chercher dans les inévitables avancées des sciences et techniques le meilleur qu’elle puissent produire, pour l’homme. Il est à ce titre rassurant de l’entendre, pas plus tard que ce matin sur France Inter, développer toute une série d’arguments que nous connaissons bien en faveur des énergies décentralisées, en opposition notamment aux pharaoniques projets de réacteurs nucléaires : la production d’électricité décentralisée, affirme-t-il, est bien plus rentable car elle minimise les pertes occasionnées par le transport sur de longues distances d’une énergie qui se prête mal à ce jeu. En effet, l’énergie nucléaire est à ce titre désastreuse : production centralisée, distribution sur de longues distances, puissance énorme et pertes maximales… Mais l’argument le plus important développé par Joel de Rosnay est celui de la responsabilisation : impliqué dans le processus de production, le citoyen prend conscience de sa consommation, des impacts qu’elle engendre, et peut ainsi prendre part à une démarche d’économie d’énergie. Responsabilisation : c’est tout l’enjeu du progrès scientifique et technique, dont Joel de Rosnay nous donne une vision prospective dans son dernier ouvrage “2020 les Scenarios du Futur (Editions Idees Hommes)“. A suivre !
Quand le développement durable devient tremplin, quand l’écologie est à la mode, cela donne ecolocash. Nous avons aimé cette fiction imaginée par Alice Audouin, dont la longue carrière dans le business de l’écologie (co fondatrice de novethic) lui donne toute crédibilité. Son humour et la légèreté du ton abordent des sujets aussi graves que l’utilisation d’un thème porteur par les amateurs de gains rapides, comme par exemple les publicitaires et leurs clients. En l’occurence, l’histoire est ici celle d’Emilie, héroïne, qui va jouer ses ambitions de carrière sur le domaine de l’environnement appliqué aux entreprises. Une manière de travailler sur sa conscience qui va se retourner contre elle : c’est tout un mode de vie qui va être remis en cause, au travers du diagnostic sans appel “assassin de la nature”.
« Ecolocash, Une écologie de circonstance », Editions Anabet, est en librairie depuis le 21 février.