50% de hausse de l’électricité d’ici 2020 ? la réaction de VIA SEVA, promotion des réseaux publics de chaleur

L'association  Via sèva organise  rencontres  échanges entre les gestionnaires des réseaux de chauffage et de climatisation, les collectivités territoriales, les organismes publics, les industriels, les équipementiers, les conseils en urbanisme et architecture et les associations d'usagers.

En quelques mots

Alors qu'aujourd'hui 7 millions de logements -soit 30% des habitations françaises- sont chauffés grâce à l'électricité, Via sèva rappelle qu'il existe un autre mode de chauffage qu'il conviendrait de développer : les réseaux de chaleur.   C'est pourquoi, selon Via sèva, les investissements pour la transition énergétique ne doivent pas se concentrer sur la seule filière électrique

Le rapport du Sénat présenté mercredi révèle que la facture moyenne d'électricité d'un «ménage type» bondira de 50% d'ici à 2020 en raison notamment de la hausse du coût du nucléaire et d'un besoin d'investissements massifs dans la rénovation du réseau de distribution électrique. Jean Dessessard, le rapporteur écologiste de cette commission, annonce un chiffre de 400 milliards d'euros d'investissements nécessaires d'ici 20 ans.

C'est à ces résultats que Guillaume Planchot, Président de Via sèva réagit : « Avec les réseaux de chaleur et leur utilisation croissante d'énergies renouvelables et de récupération, il existe une alternative au chauffage électrique. Les réseaux de chaleur ne doivent pas être oubliés des réflexions sur la transition énergétique dans laquelle ils peuvent et doivent avoir unrôle clé! »

Explications...

Les réseaux de chaleur, une alternative verte au chauffage électrique

Le chauffage représente aujourd'hui plus de la moitié de la consommation d'énergie en France, ce qui place la chaleur verte au cœur des enjeux environnementaux actuels.

Géothermie, biomasse et solaire sont d'ores et déjà perçus par les Français comme des énergies d'avenir (source : étude Via sèvanovembre 2011). Et c'est précisément l'utilisation de ces énergies locales que les réseaux de chaleur développent depuis plusieursannées.

Ce type de chauffage, soucieux d'exploiter les richesses énergétiques territoriales, développe également de la récupération de chaleur, notamment celles des serveurs informatiques (Data Centers) et des eaux usées.

Aujourd'hui, le bouquet énergétique des réseaux de chaleur est composé de 31% d'énergies renouvelables et de récupération, en progression de 20% depuis 2005. L'objectif que se sont fixés les opérateurs est d'atteindre les 50% d'ici 2020.

Un fort potentiel de développement des énergies renouvelables et de la chaleur de récupération

Une récente étude*, réalisée par Euroheat & Power** dans 14 pays d'Europe (dont la France) a révélé qu'un gisement d'énergie correpondant à la moitié de l'énergie primaire européenne n'était actuellement pas utilisé - soit l'équivalent de 500 milliards d'euros d'énergie. Ce gisement provient de la « chaleur de récupération », une chaleur inévitablement produite par les procédés industriels et tout à fait exploitable en l'état : valorisation énergétique des déchets, chaleur industrielle...

Des sources d'énergie auxquelles il convient d'ajouter le fort potentiel de développement des énergies renouvelables comme le bois-énergie, la géothermie, le solaire thermique...

« A ce jour, le réseau de chaleur est le seul mode de chauffage en mesure d'utiliser à grande échelle ces énergies » rappelleGuillaume Planchot

Les réseaux de chaleur, une solution efficace à la transition énergétique

La France est encore actuellement bonne dernière de la classe européenne puisque ses 450 réseaux de chaleur chauffent seulement 6% de la population alors que la moyenne européenne se situe à plus de 30%, avec des pays qui dépassent même 50% (Danemark, Tchéquie, Islande ...) - Enquête 2011 d'Euroheat & Power.

Pour qu'en 2050, 50% de la population européenne soit chauffée par un réseau de chaleur vertueux, l'investissement européen cumuléest estimé à 272 milliards d'euros*** dans les 20 prochaines années, soit les deux tiers de l'investissement des 400 milliards d'euros annoncé pour la seule filière électrique en France.

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