MONTPELLIER, 25 fév 2009 (AFP). Daniel Cohn-Bendit a dit mercredi à Montpellier qu'au-delà des divergences qu'il a eues avec José Bové sur le traité constitutionnel, ce qui unissait les deux hommes pour les Européennes était "la nécessité de répondre aux crises par l'Europe".

Les deux hommes sont candidats aux Européennes de juin dans le cadre du rassemblement Europe-Ecologie, constitué autour des Verts, de Daniel Cohn-Bendit, de José Bové et des proches de Nicolas Hulot.

Daniel Cohn-Bendit et José Bové s'étaient opposés lors du référendum sur le traité constitutionnel, le premier étant favorable au "oui", le second partisan du "non".

"Aujourd'hui, nous sommes face à des urgences et nous sommes d'accord pour développer un projet politique qui nous permettra d'intervenir au niveau européen, pour répondre aux crises auxquelles nous sommes confrontés", a déclaré Daniel Cohn-Bendit, tête de liste en Ile-de-France.

"2005 (année du referendum sur le traité constitutionnel) est derrière nous, a de son côté assuré José Bové, tête de liste dans le sud-ouest, lors d'un point de presse avec Jean-Louis Roumégas, porte-parole national des Verts et numéro 3 sur la liste du Sud-Ouest.

Pour José Bové, le rassemblement Europe-Ecologie "crée de l'envie et démultiplie la capacité à agir". "Quelque chose est en train de se passer. Dans ce paysage (politique) un peu terne, Europe-Ecologie est une alternative de rassemblement".

Il y a "urgence", selon les candidats. "La crise écologique est aggravée par la crise financière et la crise sociale", a affirmé Jean-Louis Roumégas. "Les écologistes ont un message à apporter sur cette crise", a-t-il ajouté, sur l'emploi, sur l'agriculture, sur le "sens de l'économie" alors que la crise est "en train de remettre en cause des certitudes, notamment sur le capitalisme".