Alors qu'en France la dérégulation des activités de fourniture d'électricité est entrée dans sa deuxième phase, le 1er juillet, avec l'ouverture du marché des particuliers à  la concurrence des entreprises privées,   la tendance consommatrice reste à la hausse : les Européens consomment de plus en plus d'électricité, affirme une étude publiée vendredi par la Commission européenne. De leur coté, les ONG, à l'instar de Greenpeace, continuent à inciter les citoyens à surveiller leurs appareillages (éteindre les veilles, choisir des lampes basse consommation, investir dans le solaire) tout en travaillant sur l'étude des offres des entreprises fournisseur d'électricité : Powéo, Enercoop, EDF, GDF, Direct Energie sont scrutés et feront l'objet d'une publication régulière dans le cadre du plan 'ecolowatt'. Pour le moment, le gagnant de cette course à la frugalité (ou à la bonne conscience) est le producteur Enercoop. A noter que comme toujours, les critères de Greenpeace considèrent l'électricité nucléaire comme non écologique, ce qui fait l'objet de débats croissants dans un contexte où les émissions de CO2, plus que jamais préoccupantes, sont potentiellement allégées par l'utilisation de cette source d'énergie par ailleurs controversée.

 Economies d'énergie : des progrès à faire

D'après la commission Européenne, la consommation totale d'électricité a augmenté dans l'UE, "malgré les nombreuses mesures adoptées avec succès par l'UE et les Etats membres pour infléchir la consommation d'énergie et les émissions de CO2 qui en résultent". Ainsi, la consommation d'électricité dans le secteur résidentiel de l'UE-25 a progressé de 11% entre 1999 et 2004, "neutralisant par là même les progrès accomplis".

Sur la même période, la consommation a augmenté de 15,8% dans le secteur des services, tandis que la consommation industrielle s'est accrue de 9,5%.

Selon le rapport, cette augmentation est due à plusieurs facteurs, "parmi lesquels l'usage généralisé d'appareils courants comme le lave-vaisselle, le sèche-linge, le climatiseur et l'ordinateur personnel, de même que l'essor de l'électronique grand public et des équipements informatiques et de communication, comme les décodeurs, les lecteurs de DVD, les équipements à haut débit et les téléphones sans fil".

Cela s'explique également par l'augmentation du nombre d'appareils détenus en double ou en triple exemplaire, essentiellement les téléviseurs et les réfrigérateurs, ainsi que l'augmentation générale de la taille des logements.

La Commission se veut rassurante, remarquant que "de légères modifications dans nos habitudes d'utilisation des appareils domestiques peuvent donner lieu à d'importantes économies d'énergie", comme l'abandon de l'éclairage à incandescence, la non mise en veille des appareils domestiques ou l'installation de chauffe-eau fonctionnant à l'énergie solaire.

On le voit, entre le choix de la réduction et le choix d'un fournisseur écologique, le citoyen a de quoi agir, sans plus attendre.


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