Medias et environnement : trop de catastrophisme, pas assez de solutions

velo-lecture-journal.jpgDu porno climatique : c'est l'expression retenue par le IPRR (Institute for Public Policy Research, Londres) en conclusion d'une étude sur le traitement des questions liés à l'environnement et au changement climatique par les médias en Angleterre. L'étude dénonce le traitement trop sensationnel des résultats scientifiques annonçant les bouleversements climatiques : les conséquences sont décrites comme trop irréalistes pour être vraiment comprises et prises au sérieux par le grand public.

Mais c'est à juste titre, se défend entre autres l'Independant, dont un chroniqueur affirmait récemment, commentant la vague de chaleur : "Le changement climatique est digne d'un film d'horreur interdit aux moins de 18 ans". Il est vrai qu'en France par exemple on peut regretter l'absence de sensationnalisme sur ce sujet réellement inquiétant. Mais le risque, selon l'étude du IPRR, c'est de laisser croire aux gens qu'ils ne peuvent rien y faire. Les solutions les plus fréquemment proposées dans la plupart des journeaux sont l'équivalent d'un goutte d'eau dans l'océan : ce n'est pas en installant des lampes basse consommation dans toutes les maisons que le problème va se résoudre. Comme en France, il faut des solutions radicales, au delà d'un dérisoire optimisme technologique : l'action gouvernementale doit s'affirmer, et la pédagogie se développer pour mieux faire passer le message.

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